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10/04/2015 10:23 EDT | Actualisé 10/06/2015 01:12 EDT

« Notre pire cauchemar », selon le maire de Vancouver

Gregor Robertson a qualifié « d'inacceptable » et de lente la manière dont le déversement de combustible de soute dans les eaux d'English Bay est géré jusqu'à présent.

Le maire de Vancouver blâme la province et le gouvernement fédéral et considère qu'ils n'ont démontré aucune aptitude de chef. M. Robertson, qui a dû interrompre ses vacances, se dit outré par le fait que 42 heures après l'incident les autorités ignorent toujours à quel point la substance déversée dans les eaux de l'anse Burrard est toxique. Par ailleurs, Gregor Robertson s'inquiète du fait qu'on ne sache pas déterminer à quelle profondeur s'est logé le carburant.

Les Vancouvérois sont aussi frustrés, a-t-il déclaré. Plusieurs d'entre eux veulent aider à nettoyer les plages, mais étant donné qu'on ne connaît pas le degré de toxicité du produit, on ne peut pas le leur permettre, a affirmé le maire.

Christy Clark se défend

La première ministre de la Colombie-Britannique s'est aussi exprimée pour la première fois et s'est dite déçue que la ville de Vancouver ait été informée que si tard du déversement. Par contre, Christy Clark estime que Gregor Robertson ne comprend pas comment les opérations de cette envergure sont menées. Mme Clark rappelle qu'un tel incident est de la responsabilité de la garde côtière et que si la province était responsable des eaux, ce retard d'intervention ne se serait jamais produit.

La première ministre a précisé que le nettoyage est en cours et que « nous aimons tous nos plages. »

Selon Transports Canada, le vraquier de grain M/V Marathassa est la source du déversement de 2700 litres de combustible déversés dans les eaux de l'anse Burrard à Vancouver mercredi.