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10/04/2015 11:21 EDT | Actualisé 10/04/2015 11:27 EDT

«Les souvenirs», un film de Jean-Paul Rouve

Axia Films

Le cinéaste et comédien Jean-Paul Rouve (Nos jours heureux, Quand je serai petit) adapte avec Les souvenirs le roman éponyme de David Foenkinos. Le film qui oscille entre la comédie et la tragédie est soutenu par une distribution imposante: Annie Cordy, Michel Blanc, Chantal Lauby et Mathieu Spinosi. Le Huffington Post Québec s’est entretenu avec le réalisateur français.

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Connaissiez-vous l’écrivain David Foenkinos avant de faire l’adaptation de son bouquin?

On avait un ami en commun. On s’est rencontré la première fois lorsque j’étais en train de tourner Quand je serai petit, un film qu’il a d’ailleurs beaucoup aimé. À sa demande, j’avais lu son roman Les souvenirs. J’ai alors réalisé qu’on avait tous les deux une même vision de la vie et du cinéma. J’ai appris qu’il avait déjà écrit une première version tirée de son livre. On a ensuite travaillé ensemble à l’élaboration d’un scénario plus étoffé.

Comment s’est déroulée votre collaboration?

On s’est tellement bien entendu, qu’on travaille à nouveau sur l’idée d’un nouveau film. On est pareil tous les deux. On rit aux mêmes blagues. On est vite devenus de véritables amis. Ainsi, on a pu écrire assez rapidement le scénario. On a dû faire des choix parce que la réalisation d’un long métrage n’est pas de la littérature. Il y a des choses qu’on a conservées et d’autres pas. On a aussi développé davantage certains personnages comme celui du père, interprété par Michel Blanc. Et on est allé jusqu’à inventer le rôle du colocataire. Mais, en quelques mois, notre scénario était terminé.

Vous avez tenu à apporter une dose d’humour dans cette adaptation

Effectivement, je voulais donner une plus grande place à la comédie. J’aime parler de choses graves avec légèreté, sans pathos. Je voulais une œuvre qui ressemble à nos existences où l’on peut passer assez facilement du rire aux larmes. Au fond, ce film me ressemble beaucoup. J’y ai mélangé des émotions qui me correspondent.

Les souvenirs est votre troisième long métrage. Vous abordez à nouveau la paternité, un thème qui semble vous tenir à cœur.

La paternité est un sujet qui me fascine. On nous apprend qu'il faut «tuer le père» pour mûrir. Je ne pense pas que ce soit obligatoire. Je crois qu’on peut grandir d’une autre façon. Et puis, ce n’est pas seulement la figure paternelle qui nous apprend à devenir un homme. Dans la vie, on peut heureusement grandir de différentes façons. J’ajouterais aussi que je voulais faire un film sur des gens normaux qui vivent un quotidien normal.

Pourquoi avoir choisi Annie Cordy et Michel Blanc?

D’abord, parce que ce sont des acteurs exceptionnels. Michel Blanc choisit ses rôles au compte-goutte. Il ne fait pas plus d’un film par an. Alors, je me considère chanceux de l’avoir dans le film. En ce qui concerne Annie Cordy, j’ai tout de suite pensé à elle pour interpréter le personnage de la grand-mère. Beaucoup de gens étaient surpris, mais je le répète: Annie Cordy, c’est la grand-mère idéale.

L’entrevue a été réalisée à Paris grâce à l’invitation des Rendez-vous d’Unifrance.

Les souvenirs – Axia Films – Comédie dramatique – 92 minutes – Sortie en salles le 10 avril 2015 – France.