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10/04/2015 17:07 EDT | Actualisé 10/06/2015 01:12 EDT

Les professeurs de l'UQAM invitent la direction et les étudiants au dialogue

MONTRÉAL - Le Syndicat des professeurs de l'UQAM a cherché vendredi à se positionner comme médiateur, alors que le calme était revenu après une semaine tumultueuse dans l'institution.Contrairement à un collectif réunissant professeurs et étudiants qui avaient réclamé, jeudi, la démission du recteur Robert Proulx, la présidente du syndicat, Michèle Nevert, n'a pas répété cette demande, mais a plutôt invité la direction et les étudiants à dialoguer dans le calme et le respect.Le syndicat ne s'est d'ailleurs pas gêné pour faire des remontrances à l'ensemble des acteurs du conflit.«Le recteur de l'UQAM a raté plusieurs occasions d'établir le dialogue avec les étudiants, a affirmé Mme Nevert en conférence de presse. Pour autant, nous condamnons vigoureusement tout acte de violence d'intimidation et de vandalisme commis à l'intérieur de l'université.»Mme Nevert a appelé les étudiants à exercer leurs moyens de pression «dans les limites de leur application en régime démocratique».Elle a défini ces limites comme étant de respecter les personnes et les biens, de ne pas intervenir auprès d'étudiants dont les associations n'ont pas voté pour la grève et d'encadrer leurs actions pour éviter les débordements.À la direction, elle a reproché sa décision de demander une intervention policière dans un espace voué au dialogue.«À partir du moment où ce sont les forces de police qui entrent et où il n'y a plus de parole ou de discussions possibles, on ne voit plus trop ce qui correspond à l'essence même de l'université», a-t-elle dit.Il s'agissait, selon elle, d'une «erreur de gestion de crise».Le syndicat s'est par ailleurs réjoui du fait que le recteur Proulx ait accepté de rencontrer les directeurs de départements pour établir un dialogue et il demande à la haute direction de surseoir aux expulsions d'étudiants et aux demandes d'injonction, un geste qui contribuerait grandement, selon lui, à désamorcer le conflit.Quant aux professeurs qui oeuvrent dans les départements où les associations étudiantes ont voté en faveur de la grève, Mme Nevert a indiqué que c'était à eux de déterminer, au cas par cas, si les conditions leur permettaient de dispenser leurs cours.