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10/04/2015 07:26 EDT | Actualisé 10/04/2015 12:43 EDT

Le droit de grève des étudiants peut-il être reconnu et encadré? (VIDÉO)

Épreuve des faits - Depuis le début du conflit étudiant, plusieurs intervenants réclament la reconnaissance du droit de grève des étudiants et son encadrement.

Un texte de Denis-Martin Chabot

« Le droit de grève existe déjà. Le droit de grève doit être reconnu aussi. Mais non à l'encadrement de la grève étudiante sous aucune forme », dit Richard-Alexandre Laniel, membre du comité légal de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE).

Vérification faite : ce droit n'est pas reconnu par la loi au Québec, ni au Canada, ni même en France, souvent citée en exemple. Dans ce pays, le droit de grève des étudiants s'inscrit plutôt dans les traditions politiques.

Au Québec et au Canada, le droit de grève n'est reconnu que pour les travailleurs.

Par contre, les experts consultés s'entendent pour dire que l'Assemblée nationale du Québec peut reconnaître le droit de grève des étudiants par l'adoption d'une simple loi.

Ils rappellent que des mouvements sociaux qui n'étaient pas nécessairement légaux à leur époque ont souvent été à l'origine de changements importants. La grève de Murdochville, en 1957, a mené à la reconnaissance des syndicats. Le conflit à United Aircraft, entre 1974 et 1975, a mené à la loi anti-briseurs de grève.

Si le gouvernement du Québec reconnaissait le droit de grève des étudiants, pourrait-il en baliser l'application, par exemple, en imposant un vote secret? Encore une fois, la réponse est oui, et ce par l'adoption d'une simple loi.

Les experts estiment aussi que l'Université du Québec à Montréal (UQAM) pourrait accorder le droit de grève à ses étudiants et l'encadrer elle-même, car la loi sur l'Université du Québec reconnaît son indépendance.

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