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10/04/2015 06:21 EDT | Actualisé 10/06/2015 01:12 EDT

Calvitie : une nouvelle technique de greffe prometteuse

Une technique de greffe capillaire expérimentée sur des souris permet de faire repousser jusqu'à six fois plus de cheveux que les méthodes actuellement utilisées, ont démontré des chercheurs américains.

Ainsi, en greffant par exemple 200 cheveux selon une trame et avec une densité particulière, le Dr Cheng-Ming Chuong et ses collègues de la Faculté de médecine Keck de l'Université de Californie du Sud ont pu faire repousser jusqu'à 1200 cheveux.

Le Dr Chuong explique qu'une blessure affectant un follicule pileux, la cavité dans laquelle pousse le cheveu, affecte son environnement immédiat qui, en retour, peut aussi avoir des effets sur la régénération capillaire.

À partir de cette connaissance, les chercheurs ont pensé pouvoir agir sur l'environnement des cheveux pour activer un plus grand nombre de follicules.

Ils ont donc implanté 200 follicules pileux un par un selon différentes configurations sur le dos d'une souris.

Quand ces cheveux étaient implantés en faible densité, alors qu'un rayon dépassant 6 mm les séparait les uns des autres, il n'y a eu aucune régénération pileuse.

Toutefois, lorsqu'ils étaient espacés de seulement 3 à 5 mm, les follicules ont permis de régénérer de 450 à 1300 cheveux, dont certains hors de la zone des implants.

Ces travaux ont montré que ce processus de régénération capillaire s'appuyait sur le principe dit de détection du quorum, selon lequel un système cellulaire répond à des stimulations qui en affectent d'autres, mais pas tous.

Dans ce cas, il s'agit de la réaction du follicule pileux à l'implantation d'autres follicules.

Des analyses moléculaires ont montré que le fait d'implanter des follicules provoquait, comme dans le cas d'une blessure, un signal de détresse en libérant des protéines inflammatoires qui mobilisent des cellules immunitaires.

Ces cellules sécrètent à leur tour des molécules qui, en atteignant une certaine concentration, signalent aux follicules implantés et aux autres qu'il est temps de faire pousser des cheveux.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Cell.