POLITIQUE
08/04/2015 10:03 EDT | Actualisé 09/04/2015 05:10 EDT

Le retour du Plan Nord (VIDÉO)

Le gouvernement Couillard dévoile ce matin à Montréal les détails de la nouvelle mouture du Plan Nord dans le cadre d'une présentation d'envergure qui durera toute la journée, et à laquelle participe une majorité de membres du Conseil des ministres. Il souhaite ainsi faire le pont entre sa première année au pouvoir, marquée par des mesures d'austérité, et la seconde, qu'il veut placer sous le signe de la relance économique.

Promesse d'investissement de 50 milliards de dollars dans le Nord québécois au cours des 20 prochaines années (2035).

-20 milliards investis par Hydro-Québec

-2,5 milliards investis par le gouvernement du Québec (infrastructures et formation de la main-d'oeuvre)

-27,5 milliards investis par le secteur privé

Comme le révélait Radio-Canada la semaine dernière, Québec investira environ 2,5 milliards de dollars dans des projets d'infrastructure d'ici 2020, dans l'espoir d'engendrer des investissements totaux de 22 milliards, susceptibles de créer 10 000 postes pour des projets de construction, et 9730 pour leur exploitation subséquente. D'ici 2035, le gouvernement espère que les investissements totaliseront 50 milliards, en incluant une somme de 20 milliards que doit investir Hydro-Québec.

Pas moins de 17 ministres participent au lancement du projet aux côtés du premier ministre Philippe Couillard, dont le ministre responsable du Plan Nord, Pierre Arcand. Chacun d'entre eux explique son mandat respectif aux gens d'affaires rassemblés à l'ancienne gare Dalhousie, au centre-ville de Montréal, pour l'occasion.

« Le cœur du Plan nord ne change pas : il a toujours pour but de mettre en valeur les ressources naturelles, énergétiques, sociales, culturelles et touristiques du territoire québécois situé au nord du 49e parallèle », a lancé le premier ministre Phillipe Couillard en lever de rideau. « On veut toujours créer des emplois et de la richesse pour les communautés nordiques et l'ensemble des Québécois dans le respect des populations du nord et de l'environnement. »

« Notre gouvernement souhaite en faire une référence mondiale en matière de développement nordique durable et responsable, un projet rassembleur pour la société du Québec. »

— Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Philippe Couillard a aussi assuré que les autochtones sont « des partenaires précieux et essentiels pour le développement économique social et culturel du Québec » et que le Plan Nord constitue pour eux, et pour l'ensemble des populations locales, « une occasion exceptionnelle [...] de participer activement à la mise en œuvre de projets, qui permettront d'améliorer leur qualité de vie, notamment en agissant sur l'emploi, l'éducation, le logement, la santé et la culture. »

Dans la même veine, il a plaidé que le plan que son gouvernement présente aujourd'hui tient compte des impératifs économiques et sociaux, mais aussi environnementaux que nécessite un développement durable. « Il n'y a pas de contradiction entre la protection de l'environnement et le développement économique », a dit Philippe Couillard. « Pour y arriver toutefois, il faut savoir se coordonner, se concerter et favoriser l'acquisition de nouvelles connaissances. »

« Notre vision est simple : à l'horizon 2035, le Plan Nord aura permis la mise en valeur du potentiel diversifié du territoire, au bénéfice de ces populations et de tout le Québec, dans le cadre d'un développement durable exemplaire, selon une approche intégrée, cohérente, responsable et concertée. »

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Le gouvernement prévoit qu'une partie des redevances issues des projets miniers sera retournée aux communautés qui les accueillent, selon une formule qui reste à définir. Ces communautés pourront notamment utiliser l'argent pour des projets de développement économique, de tourisme ou de formation professionnelle, selon le ministre délégué aux Mines, Luc Blanchette.

Dans l'ensemble, le Plan Nord du gouvernement Couillard est moins ambitieux que celui préconisé par le gouvernement Charest en 2011. Ce dernier prévoyait des investissements totalisant 80 milliards de dollars en 25 ans.

Actuellement 17 projets miniers sont dans les cartons du gouvernement. Il s'agit de six projets de plus que ce qu'avait présenté le gouvernement Charest en 2011. Plusieurs de ces projets sont déjà connus, comme la mine d'apatite Arnaud ou le projet de mine de diamants Stornoway.

L'annonce est faite alors que le marché des métaux est à la baisse. Québec veut néanmoins envoyer le signal aux entrepreneurs qu'ils doivent être prêts pour le retour des beaux jours.

Pour voir le bulletin complet ou pour d’autres vidéos de l’émission Ça commence bien!, rendez-vous sur le site de V Télé.

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