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07/04/2015 11:19 EDT | Actualisé 07/06/2015 01:12 EDT

Rand Paul candidat à l'investiture présidentielle républicaine

Le sénateur du Kentucky Rand Paul a lancé officiellement sa campagne à l'investiture du parti républicain, mardi, en prévision de l'élection présidentielle américaine de 2016.

Après Ted Cruz, il est le deuxième candidat républicain à officialiser son intention de succéder à Barack Obama. Le favori des sondages pour les primaires républicaines, Jeb Bush, n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature.

Sénateur depuis 2010, l'homme de 52 ans ambitionne de ratisser large et de recruter de nouveaux partisans jusque dans les bastions démocrates. Il envisage aussi d'opérer une rupture franche avec les politiques des deux derniers présidents, George W. Bush et Barack Obama.

« La dette a doublé sous une administration républicaine, et est en train de tripler sous la responsabilité de Barack Obama », a lancé Rand Paul lors d'un discours à Louisville, ajoutant que « c'est la faute des deux partis et de tout le système politique ».

Conservateur libertaire et précurseur du Tea Party, l'ophtalmologiste de profession courtise clairement l'électorat noir ainsi que la classe ouvrière. « Le message de liberté, d'opportunité et de justice vaut pour tous les Américains, que vous portiez un costume, un uniforme ou un bleu de travail, que vous soyez blanc ou noir, riche ou pauvre », a-t-il déclaré.

Tout en fustigeant l'interventionnisme des années Clinton, Bush et Obama, il préconise une approche économique ultra-libérale. Il a dénoncé les violations de la vie privée par l'Agence nationale de sécurité (NSA) et a plaidé pour une réforme du système pénal, qui emprisonne trop de jeunes Noirs, dit-il.

Les démocrates n'ont pas tardé à décocher quelques flèches l'endroit de Rand Paul, dépeint comme un promoteur d'une vision économique et budgétaire radicale. « Il dit qu'il est différent, mais quand on regarde de près, il est comme tous les autres prétendants républicains: bon pour les plus riches et mauvais pour la classe moyenne », a relevé la présidente du parti démocrate, Debbie Wasserman Schultz.