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07/04/2015 14:23 EDT | Actualisé 07/06/2015 01:12 EDT

Pipeline Saint-Laurent: Valero veut réduire les délais administratifs

MONTRÉAL - La société Énergie Valero aimerait réduire les délais administratifs pour obtenir une autorisation gouvernementale lorsque vient le temps d'inspecter ou de réparer le pipeline Saint-Laurent qu'elle exploite depuis 2012.Elle a ainsi récemment modifié son inscription au Registre des lobbyistes du Québec afin de recevoir plus rapidement des certificats de conformité réglementaire ou des certificats d'autorisation environnementale.Actuellement, c'est à la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) que Valero soumet son programme entourant le suivi de son oléoduc de 243 kilomètres reliant sa raffinerie de Lévis à son centre de distribution de Montréal-Est.Lorsque vient le temps d'effectuer des inspections ou des réparations, des demandes spécifiques doivent être effectuées par la société auprès du ministère de l'Environnement afin d'obtenir un certificat d'autorisation.Une porte-parole de Valero, Julie Cusson, a expliqué que l'entreprise aimerait changer cette façon de faire afin que le ministère soit par exemple capable d'avoir une «vue d'ensemble» sur les interventions potentielles à venir dans une fenêtre pouvant varier de six à 12 mois.Au cours d'un entretien téléphonique, Mme Cusson a expliqué que le raffineur a dû, dans certains cas, attendre près de six mois avant d'obtenir un certificat d'autorisation de la part de Québec avant de pouvoir procéder à une inspection.Elle a assuré que la corrosion constatée sur certains tronçons de l'oléoduc n'était pas à l'origine de cette initiative.Mme Cusson a minimisé les interventions réalisées par Valero à cet effet, affirmant que la corrosion s'expliquait surtout par les terres humides traversées par le pipeline ainsi que la présence de pylônes d'électricité à certains endroits.