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07/04/2015 10:13 EDT | Actualisé 07/06/2015 01:12 EDT

Des députés péquistes demandent à Québec d'agir pour la survie de l'éolien

À l'heure où Hydro-Québec hausse ses tarifs et que le Québec questionne le bien-fondé de l'industrie éolienne, des députés péquistes de la Gaspésie et de la Matanie pressent le gouvernement libéral d'assurer la pérennité de cette industrie, véritable moteur économique pour la région.

Les députés de Gaspé, Gaétan Lelièvre, de Bonaventure, Sylvain Roy et de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé ont demandé mardi au ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, de préciser les actions qu'il compte entreprendre pour donner suite au rapport publié en février sur l'avenir de la filière éolienne québécoise.

Le document, rédigé par des représentants du gouvernement et de l'industrie, trace un portrait de la filière éolienne et des enjeux de son industrie.

Les députés ont tenu à souligner que le groupe de travail propose certaines pistes d'intervention qui nécessitent un soutien clair de l'État québécois.

Le rapport soulève notamment que les pays qui ont fait le choix de développer la filière éolienne offrent généralement une aide financière pour soutenir leurs entreprises.

« En Espagne, en France, en Turquie, au Brésil, et plus près de nous, dans plusieurs États américains et en Ontario, l'État joue un rôle clé dans l'installation de parcs éoliens et dans le soutien financier de cette industrie », a affirmé le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé.

Les trois députés du Parti québécois soutiennent que la Gaspésie et la région de Matane doivent demeurer les territoires désignés pour le développement de l'éolien au Québec.

De son côté, le maire de Matane, Jérôme Landry, admet que l'avenir de l'énergie éolienne au Québec demeure préoccupant.

Le maire Landry qui a signé aux côtés de ses collègues de Gaspé, Daniel Côté et de New-Richmond, Éric Dubé une lettre ouverte en faveur du maintien des investissements pour cette forme d'énergie en mars dernier, considère qu'il y a un marché ici comme ailleurs pour l'énergie verte.

« Les études qui ont été présentées dernièrement au Maine, par exemple, 59 % des citoyens sont favorables à avoir de l'énergie d'origine éolienne », relève-t-il.