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07/04/2015 16:49 EDT | Actualisé 07/06/2015 01:12 EDT

Coalition pour sauver les écoles en région au N.-B.

Au Nouveau-Brunswick, les milieux ruraux s'organisent contre la fermeture des petites écoles.

Un groupe d'une douzaine de communautés, surtout du côté anglophone, s'est organisé pour former une coalition.

Des représentants de 11 communautés anglophones et une francophone ont décidé d'unir leurs forces.

Ils étaient de passage à Fredericton, mardi, entre autres pour rencontrer le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Serge Rousselle.

Leur objectif est de préserver les écoles rurales du Nouveau-Brunswick.

Selon cette nouvelle coalition, les petites écoles rurales pourraient rester ouvertes en offrant de nouveaux services.

« Il y a des personnes âgées qui aimeraient peut-être avoir un centre, des personnes âgées qui aimeraient peut-être avoir des bureaux je ne sais pas moi une infirmière en gériatrie qui vient et qui s'occupe d'eux », affirme la porte-parole de la Coalition des écoles rurales, Marie-Claude Folmer.

Pour les représentants de la coalition, il importe que chaque communauté ait son mot à dire.

« C'est les communautés qui sont responsables de déterminer c'est quoi le plan d'action c'est quoi la meilleure façon de rendre nos écoles viables », rajoute Mme Folmer.

D'emblée, l'opposition a apporté son appui à la coalition. Les conservateurs dénoncent la possible fermeture d'écoles rurales.

« Ça c'est le centre de la communauté, quand même, et il y a longtemps l'école était le centre de la ville. Beaucoup de places comme Coles Island, il n'y a pas beaucoup de choses d'autres, mais seulement l'école, un magasin et des choses comme ça et s'il n'y a pas une école, tout le coeur de la ville, ce n'est pas là », soutient le député d'Albert, Brian Keirstead.

Le ministre de l'Éducation rappelle toutefois que les communautés ont leur mot à dire dans l'avenir de leurs écoles.

« Nous avons un système que j'appellerais de cogérance, c'est-à-dire que toute l'étape préliminaire est très importante, ce sont les gens dans les différentes régions qui regardent à toutes les avenues possibles, et qui ultimement décident si oui par exemple ils vont proposer de garder les écoles ouvertes », affirme M. Rousselle.

Récemment, le gouvernement a demandé à tous les districts de présenter une étude de viabilité pour les écoles qui comptaient 100 élèves ou moins, ou qui étaient remplies à 30% ou moins.

Pour leur part, les représentants de la coalition disent qu'ils n'en sont qu'à leurs débuts, et que d'autres communautés devraient se joindre à eux éventuellement.