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05/04/2015 10:43 EDT | Actualisé 05/06/2015 01:12 EDT

Le SCRS partage des renseignements avec des partenaires « non-traditionnels »

Un document interne du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) révèle la présence d'un système d'échange de renseignements sur l'implication de présumés extrémistes à l'étranger avec divers partenaires, qui va au-delà du réseau habituel des « Five Eyes ».

Le Canada échange déjà des informations avec quatre autres pays - les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et la Nouvelle-Zélande -, mais il tente désormais de conclure des partenariats « non-traditionnels », selon la note interne obtenue par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Le SCRS a d'ailleurs exprimé ses inquiétudes à l'idée de développer des relations avec ces pays.

Amnistie Internationale Canada a indiqué que de c'est ce genre d'échange d'informations qui avait mené à la torture de quatre Arabo-Canadiens à l'étranger après les attaques du 11 septembre.

La note a été rédigée en septembre, un mois avant les attaques au Monument commémoratif de guerre du Canada et au parlement, à Ottawa.

Les événements du mois d'octobre ont amené le gouvernement Harper a proposé un nouveau projet de loi antiterroriste afin de mieux cibler les présumés extrémistes qui vont se battre à l'étranger.

Le SCRS craint que ces extrémistes qui se rendent en Irak et en Syrie reviennent au Canada pour perpétrer des attentats terroristes.