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05/04/2015 01:42 EDT | Actualisé 05/06/2015 01:12 EDT

Le Kenya pleure ses morts

Le Kenya entame aujourd'hui un deuil national de trois jours à la mémoire des 148 victimes de l'attaque à l'université de Garissa.

Les messes pascales seront principalement dédiées aux étudiants massacrés jeudi par les djihadistes somaliens d'Al-Shabab. Des gardes armés ont d'ailleurs été déployés pour protéger les églises, par crainte d'une autre attaque.

Dans sa première allocution publique depuis l'attaque hier, le président a promis de traduire en justice les responsables de l'attaque.

Le gouvernement de Uhuru Kenyatta a été critiqué pour son inaction.

Le président a concédé qu'il était plus difficile aujourd'hui de traquer les terroristes, car la radicalisation gagne ceux qui étaient considérés comme ordinaires et inoffensifs dans les communautés.

Suspects arrêtés

Le ministère kényan de l'Intérieur a annoncé hier l'arrestation de cinq suspects, quatre Kényans d'origine somalienne et un Tanzanien. Il a précisé que d'autres personnes recherchées tentaient de fuir en Somalie.

Quatre des assaillants ont été abattus par les forces de sécurité à Garissa, mais les autorités n'ont pas précisé leurs nationalités.

Les habitants de Garissa ont réagi avec colère au massacre, mettant en cause la faiblesse des mesures de sécurité. Seuls deux gardes étaient en service au moment de l'attaque, malgré les rumeurs sur une prochaine opération des islamistes contre une université kényane.

Plus de 400 personnes ont été tuées par les Al-Shabab en territoire kényan depuis deux ans, lorsque Kenyatta a accédé à la présidence.