NOUVELLES
05/04/2015 09:43 EDT | Actualisé 05/06/2015 01:12 EDT

Attentat au Kenya: un des tireurs identifié comme le fils d'un politicien kenyan

GARISSA, Kenya - L'un des responsables de l'attentat perpétré à l'université de Garissa, au Kenya, était le fils d'un responsable gouvernemental kenyan, selon les autorités.Abdirahim Mohammed Abdullahi, l'un des auteurs de l'attaque de jeudi dernier qui a fait 148 morts, a été identifié comme le fils d'un élu local du comté de Mandera, a confié à l'Associated Press le porte-parole du ministre de l'Intérieur, Mwenda Njoka.L'année dernière, le politicien avait rapporté la disparition de son fils, disant craindre qu'il se soit rendu en Somalie. Les quatre assaillants ont été tués par les forces de sécurité kenyanes, selon la police.M. Abdullahi avait reçu son diplôme en droit de l'Université de Nairobi en 2013. Il était perçu comme un «brillant avocat de la relève», selon une connaissance. Les autorités ne savent pas où il travaillait avant de disparaître, il y a un an, selon M. Njoka.Le porte-parole incite les parents à contacter les autorités si leurs enfants disparaissent ou présentent des signes de radicalisation.Le groupe extrémiste somalien al-Shabab dit avoir organisé l'attaque en réaction au déploiement de troupes kenyanes en Somalie pour combattre les rebelles extrémistes.Par ailleurs, dimanche, à l'occasion de Pâques, des centaines de chrétiens se sont rendus à l'Église de Garissa, qui était encerclée par les forces de sécurité. La cérémonie était particulièrement émotive pour la minorité chrétienne, qui est souvent la cible des attaques des extrémistes comme ce fut le cas jeudi.«Nous prions pour que Dieu nous aide dans ce moment difficile», a affirmé Dominick Odhiambo, un fidèle, qui quittera Garissa par crainte d'un nouvel attentat.L'Église de Garissa a déjà été attaquée par les militants d'al-Shebab, il y a trois ans.À la suite des événements de jeudi, le président kenyan Uhuru Kenyatta s'est engagé à punir les responsables. «Nous combattrons le terrorisme jusqu'au bout», a-t-il déclaré lors d'un discours à la Nation, promettant de se livrer une lutte «acharnée» contre les extrémistes.Jusqu'à maintenant, cinq suspects ont été arrêtés pour leur possible implication dans l'attaque.