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02/04/2015 10:29 EDT | Actualisé 02/06/2015 01:12 EDT

Un accord d'étape sur le programme nucléaire iranien a été trouvé

À Lausanne, l'Iran et le groupe 5 + 1 sont parvenus à s'entendre sur les principaux paramètres d'un futur accord sur le nucléaire iranien. La République islamique, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Chine et l'Allemagne poursuivront donc leurs négociations pour parvenir à un accord définitif d'ici le 30 juin.

Les détails de l'accord n'ont pas été formellement annoncés jusqu'ici, mais la nouvelle a été confirmée par le secrétaire d'État américain John Kerry, le président iranien Hassan Rohani et le ministère allemand des Affaires étrangères, qui ont tous publié des messages sur Twitter.

Selon une source occidentale, plus des deux tiers de la capacité d'enrichissement d'uranium actuelle de l'Iran seraient démantelés et contrôlés pendant 10 ans si un accord définitif est bel et bien conclu au cours des prochaines semaines. Téhéran diluerait ou expédierait à l'étranger la majeure partie de ses stocks d'uranium.

Au terme de ces 10 ans, les recherches sur les centrifugeuses et leur mise au point seront limitées et contrôlées. D'autres restrictions continueraient cependant à peser sur le programme nucléaire iranien pendant un autre quart de siècle. 

En échange, les sanctions américaines et européennes imposées à l'Iran seraient levées progressivement en fonction du respect des engagements.

Selon un document américain, Téhéran s'engagerait à ne pas construire de nouvelles installations d'enrichissement d'uranium et ne pas enrichir d'uranium à plus de 3,67 % pendant au moins 15 ans. Si l'Iran ne respectait pas ses engagements, les sanctions seraient instaurées de nouveau.

Le président américain Barack Obama doit faire une déclaration à 14 h 15. « C'est un grand jour », a déjà déclaré son secrétaire d'État, John Kerry, dans un message publié sur Twitter.

« Il y a eu un pas en avant, mais on n'est pas au bout du chemin », a déclaré le minstre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Son homologue britannique Philip Hammond soutient pour sa part que l'accord peut constituer la base d'un « très bon accord ».