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02/04/2015 09:54 EDT | Actualisé 02/06/2015 01:12 EDT

Spengler tente de dompter sa BMW M4

Bruno Spengler se prépare pour la saison 2015. Il a déjà participé à deux séances d'essais d'hiver. Il en reste une à la mi-avril avant le début de la saison le 2 mai, à Hockenheim.

Un texte de Philippe Crépeau

Bruno Spengler veut oublier sa décevante saison 2014 (2 podiums et la 11e place au classement général). Il n'a pas réussi à tirer le maximum de sa BMW M4 qu'il découvrait, surtout en qualifications. Une saison d'autant plus frustrante pour le Canadien que le champion DTM de 2014, Marco Wittman, roulait aussi dans une M4...

Cette saison, la série fait peau neuve avec un tout nouveau format de deux courses par week-end, soit un sprint de 40 minutes le samedi et un de 60 minutes le dimanche avec arrêt obligatoire. Chaque course sera précédée d'une séance de qualifications de 20 minutes.

La série a organisé trois séances d'essais d'hiver officiels afin que pilotes et équipes puissent se préparer. 

Bruno Spengler a fait le point sur sa préparation pour Radio-Canada Sports, au lendemain des seconds essais, tenus à Estoril du 25 au 27 mars. La dernière séance aura lieu du 14 au 16 avril à Oschersleben.

« C'était important d'accumuler des datas, des données télémétriques, en essayant de faire des simulations de course qui sont réalistes par rapport à la distance de course qu'on aura à parcourir dans la première course qui sera de 40 minutes, sans arrêt et avec le même train de pneus. On a fait des séquences en piste un peu plus longues.

« C'est rare qu'on roule si longtemps avec le même train, fait-il remarquer. C'est important de voir comment les pneus s'usent et comment la voiture réagit. Donc, ça consistait à prendre de l'acquisition de données sur ça. »

Un format de deux courses par week-end force les équipes à faire preuve de souplesse pour modifier les réglages de la voiture en fonction des conditions, des résultats en qualifications, des éventuels pépins.

« Avoir deux courses dans la fin de semaine, et le format de 40 minutes, pour un pilote, c'est vraiment très bien, affirme-t-il. Mais le point négatif, c'est que ce sera dur à gérer pour les équipes. Trouver les bons réglages pour ne pas détruire le train de pneus sur 40 minutes, ce sera un gros défi.

« Et ce sera dur pour les mécaniciens qui auront un travail énorme à faire pour préparer la voiture pour le dimanche matin. »

Mieux connaître la voiture

À noter qu'en 2015, les pilotes auront tous les mêmes pneus. Il n'y aura plus de pneus en option (plus tendres). Ce sont les réglages de la voiture qui feront la différence.

Or, dans le cas de Spengler et de l'équipe Schnitzer, les réglages leur ont coûté beaucoup de points en 2014. La BMW M4, qui en était à sa première saison, n'a pas livré tous ses secrets. 

« On a travaillé à connaître mieux la voiture, explique Spengler. Pour savoir mieux comment elle réagit dans toutes les conditions, pour que les ingénieurs puissent bien réagir et faire les bons changements en fonction des conditions qui se présenteront à nous.

« On a travaillé à améliorer l'équilibre de la voiture, pour la distance de course et la qualif, que le réglage soit mieux optimisé que celui qu'on avait l'an dernier. On a eu du mal l'an dernier à trouver les bons réglages en qualif. »

À Estoril, Bruno Spengler a roulé deux jours sur trois (environ 200 tours). Il est resté à 5 dixièmes de seconde des temps de référence, établis par Audi et Mercedes-Benz.

« Il y avait beaucoup de vent, et il a plu une journée, a rappelé le pilote de Montebello. On a perdu un peu de temps. Bien sûr, c'étaient les mêmes conditions météo pour tout le monde, mais ce n'était pas facile. Dire où on est, c'est difficile, car les conditions météo étaient vraiment compliquées.

« On a pu quand même accumuler des données. On espère que les conditions seront plus stables à Oschersleben pour les derniers essais d'hiver,  a conclu Spengler, car il nous reste pas mal de travail à faire. »