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02/04/2015 05:11 EDT | Actualisé 02/06/2015 01:12 EDT

Pas de terminal à Cacouna pour TransCanada

La compagnie TransCanada confirme qu'elle ne construira pas de terminal maritime ou de réservoirs connexes à Cacouna, au Québec.

La compagnie modifie ainsi la portée du Projet Oléoduc Énergie Est au Québec, mais signale que d'éventuelles options alternatives pour un terminal au Québec étaient présentement à l'étude.

Le porte-parole de l'entreprise albertaine, Tim Duboyce, explique que TransCanada souhaite toujours l'implantation d'un port pétrolier au Québec, outre celui de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. « S'il y a deux ports maritimes qui sont proposés, c'est parce que nos clients cherchent cette option-là pour exporter leur produit », dit-il.

Les sites de Baie-des-Sables, près de Matane, et de Lévis demeurent des options parmi d'autres pour la compagnie. 

Cette modification à la portée du projet et l'ajustement au calendrier des travaux auront comme résultat de repousser la date de mise en service en 2020.

La compagnie ajoute que les raffineries du Québec et du Nouveau-Brunswick demeureraient directement reliées à Énergie Est dans son projet. TransCanada affirme aussi que les plans d'intervention d'urgence seront fournis à l'Office national de l'énergie (ONÉ) plus tôt que prévu dans le processus réglementaire.

Russ Girling, président et chef de la direction de TransCanada, explique que la décision de renoncer au terminal de Cacouna découlait de la recommandation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) de reconnaître les bélugas comme une espèce en voie de disparition

Les discussions continues avec les collectivités et d'autres parties y ont aussi contribué. « Nous voulons que les Canadiens sachent que nous avons été à l'écoute et que nous continuerons de l'être », indique Russ Girling par voie de communiqué. 

Dans les derniers mois, un consensus semble s'être dégagé parmi les écologistes, les analystes et les politiciens que TransCanada n'avait d'autre choix que d'abandonner son projet à Cacouna.

Dans la foulée du rapport du COSEPAC, le premier ministre Philippe Couillard avait déclaré que le promoteur devrait « aller vers des sites alternatifs ».