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02/04/2015 17:18 EDT | Actualisé 02/06/2015 01:12 EDT

Participation à la campagne au N-B: le NPD veut une enquête sur Dominic LeBlanc

OTTAWA - Le Nouveau Parti démocratique (NPD) soupçonne le député libéral Dominic LeBlanc d'avoir utilisé indûment les ressources de la Chambre des communes pour servir les intérêts d'une campagne provinciale qu'il coprésidait.Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a écrit une lettre au président du Bureau de la régie interne (BRI), Andrew Scheer, pour réclamer l'ouverture d'une enquête sur les dépenses de M. LeBlanc.Car ce dernier aurait pu utiliser «les ressources de la Chambre des communes à des fins partisanes, spécifiquement pour le compte du Parti libéral du Nouveau-Brunswick», est-il écrit dans la missive datée du 2 avril.Dominic LeBlanc, qui a coprésidé la campagne victorieuse du libéral Brian Gallant à la tête de la province, a catégoriquement nié avoir quoi que ce soit à se reprocher, jeudi.Le NPD demande néanmoins au BRI de se pencher sur les frais de voyage et les indemnités journalières réclamés par le député libéral pendant la campagne et la pré-campagne au Nouveau-Brunswick, mais également sur l'utilisation de son téléphone cellulaire et autres ressources électroniques.Alexandre Boulerice juge qu'il faudrait également tenter de déterminer si, au cours de cette période, les activités de Dominic LeBlanc étaient en lien avec ses fonctions au fédéral.Car le Néo-Brunswickois n'a pas pris de congé sans solde pour travailler à l'élection de Brian Gallant au poste de premier ministre, et il a continué à toucher son salaire au fédéral malgré cela, soutient l'élu du NPD dans sa lettre.«Nous avons toutes les raisons de croire que pendant cette période de temps, Dominic LeBlanc a été pleinement occupé par cette fonction. Par conséquent, il aurait été dans l'incapacité de remplir les fonctions attendues d'un député fédéral et celle de leader en Chambre du Parti libéral», est-il écrit.Le principal intéressé nie les allégations sur toute la ligne, assurant qu'il a les factures pour le prouver. Et si une enquête était déclenchée par le BRI, il se dit «absolument» certain d'être blanchi.«Le parti provincial m'avait donné un téléphone cellulaire, un courriel et avait payé directement toutes les dépenses associées avec le travail bénévole que j'ai fait pour aider la campagne provinciale», a soutenu M. LeBlanc en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne.«J'ai été rigoureux pour m'assurer que toutes les dépenses associées à mon implication étaient couvertes directement par le parti provincial», a-t-il assuré, accusant le NPD de «fabrication» et «malhonnêteté» motivées par des intérêts purement politiques.Car le parti de Thomas Mulcair a ses propres démêlés avec les questions entourant les dépenses partisanes, a tenu à souligner M. LeBlanc.Le NPD a été sommé par le BRI de rembourser environ 2,75 millions $ pour son utilisation des «bureaux satellites» — le comité interne a déterminé que les employés de ces bureaux effectuaient des tâches de nature partisane, ce qui est contraire aux règles de la Chambre.Les néo-démocrates, qui considèrent ce comité où les conservateurs sont majoritaires comme un «tribunal fantoche», contestent la décision devant les tribunaux et ont clairement indiqué qu'ils ne rembourseraient rien à moins qu'un jugement ne leur ordonne de le faire.