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02/04/2015 10:27 EDT | Actualisé 02/06/2015 01:12 EDT

L'allié des étudiants, c'est le gouvernement, pas les syndicats, dit Coiteux

Le président du Conseil du Trésor estime que les étudiants font fausse route en s'alliant aux syndicats dans leur lutte contre l'austérité. Car pour Martin Coiteux, repousser à plus tard l'atteinte du déficit zéro, comme le prônent les syndicats, pourrait grever l'avenir des jeunes.

« Notre gouvernement travaille d'arrache-pied depuis le début pour ramener l'équilibre budgétaire et le maintenir. On fait ça pourquoi? On fait ça pour tous les Québécois bien sûr, mais particulièrement pour les jeunes », a-t-il poursuivi.

Martin Coiteux affirme qu'à son avis, une majorité de Québécois veut cet équilibre budgétaire « parce que la vaste majorité de Québécois n'entend pas léguer une maison à leurs enfants dont l'hypothèque vaut plus que la valeur de la maison. C'est le même principe », dit-il.

Par ailleurs, le gouvernement a invité les manifestants à agir dans les limites prescrites par la loi.

« Je pense qu'à partir du moment où tout le monde va respecter les règles - et les manifestants et les policiers - on pourra voir des manifestations qui vont se dérouler pacifiquement », a déclaré la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.

« On a le droit d'exprimer des points de vue ici au Québec, c'est reconnu, j'en suis, je suis pour les manifestations, à partir du moment où elles sont pacifiques et qu'elles respectent les règles qui sont en cours », poursuit la ministre.

Pas une grève à proprement parler, selon le premier ministre

De son côté, le premier ministre Couillard a remis en question la notion de grève étudiante. « Ça n'a rien à voir avec une grève, a-t-il soutenu à la sortie du caucus de son parti. « Le concept de grève à l'école, je trouve ça assez particulier. On offre un service public, d'ailleurs largement soutenu par les contribuables, certains décident de ne pas recevoir le service. C'est ce qu'on voit. »

Contrairement aux manifestations de 2012 qui portaient sur la hausse des droits de scolarité, les étudiants dénoncent cette année les mesures d'austérité du gouvernement Couillard et l'exploitation des hydrocarbures.