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30/03/2015 02:09 EDT | Actualisé 30/03/2015 02:09 EDT

Une première banque suisse accepte le programme anti-évasion fiscale des États-Unis

Hanspeter Brunner, head of Asia for BSI Bank Ltd., speaks during an interview in Singapore, on Tuesday, March 9, 2010. BSI SA, the Swiss private bank that scooped up a third of RBS Coutts Bank Ltd.'s Singapore workforce in October, plans to triple the assets it manages for rich clients as it focuses on expansion in Asia. Photographer: Munshi Ahmed/Bloomberg via Getty Images
Bloomberg via Getty Images
Hanspeter Brunner, head of Asia for BSI Bank Ltd., speaks during an interview in Singapore, on Tuesday, March 9, 2010. BSI SA, the Swiss private bank that scooped up a third of RBS Coutts Bank Ltd.'s Singapore workforce in October, plans to triple the assets it manages for rich clients as it focuses on expansion in Asia. Photographer: Munshi Ahmed/Bloomberg via Getty Images

La banque BSI est devenue le premier établissement suisse à se plier à un plan global des États-Unis pour lutter contre l'évasion fiscale helvétique, a annoncé le département de la Justice américain lundi.

L'établissement de Lugano paiera en conséquence 211 millions de dollars d'amende pour échapper à des poursuites pour fraude et devra s'engager à dévoiler le détail des comptes bancaires ayant un lien "direct ou indirect" avec des contribuables américains, assure le ministère dans un communiqué.

C'est le premier accord de ce type conclu dans le cadre du programme annoncé en 2013 par les États-Unis pour tenter d'enrayer l'évasion fiscale de riches Américains avec l'aide de banques suisses.

En vertu de ce programme ironiquement baptisé "Lex Americana" à Genève, les établissements qui font l'objet de soupçons sans être déjà formellement visés par une enquête ont la possibilité de régulariser leur situation aux États-Unis en payant une pénalité et en acceptant de lever partiellement le secret bancaire.

Aux termes de l'accord annoncé lundi, BSI devra ainsi fournir aux États-Unis une liste complète de ses activités américaines, dévoiler le nom d'autres banques qui ont ouvert des comptes "secrets", et fermer les comptes de ses clients qui ne respectent pas les obligations édictées par Washington.

"Les banques suisses se comportent bien différemment maintenant qu'il y a cinq ans et le programme du ministère (...) est un élément crucial de ce changement", a assuré Sally Quillian Yates, ministre adjointe de la Justice par intérim, citée dans le communiqué.

Parce qu'elles font l'objet d'une enquête aux États-Unis, plus d'une dizaine de banques suisses ne sont pas autorisées à participer à ce programme de régularisation et s'exposent à de lourdes sanctions. L'une d'elles, Credit Suisse, avait ainsi écopé en mai 2014 d'une amende de 2,6 milliards de dollars pour des faits d'évasion fiscale.

Ce programme marque une nouvelle étape dans la lutte des États-Unis contre l'évasion fiscale depuis l'affaire UBS qui avait défrayé la chronique en 2009 et conduit la banque suisse à verser 780 millions de dollars de pénalités.

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