POLITIQUE
29/03/2015 04:07 EDT | Actualisé 29/03/2015 05:30 EDT

Débat du PQ à Sherbrooke: le pétrole, un «atout majeur» pour le Québec, selon PKP

Le candidat à la direction du Parti québécois (PQ) Pierre Karl Péladeau a déclaré dimanche que le pétrole est un atout majeur pour la souveraineté.

M. Péladeau a dévoilé dimanche sa plate-forme sur le sujet des hydrocarbures, ou il prévoit l'indépendance énergétique face au pétrole d'ici 2050.

Le candidat n'exclut pas l'éventualité d'exploiter le pétrole d'Anticosti, ou au large des Îles-de-la-Madeleine. Il mise sur une consultation pour déterminer si cette ressource doit ou non servir à la stratégie de sortie du pétrole.

M. Péladeau a évoqué la Norvège, où les redevances pétrolières ont permis de constituer un fonds de 880 milliards $.

M. Péladeau a toutefois affirmé que les questions de protection de l'environnement et de l'acceptabilité sociale doivent être prises en compte lorsqu'il sera temps de décider ou non d'aller de l'avant.

Malgré tout, M. Péladeau a insisté sur les bénéfices de l'exploitation pétrolière.

« Moi je considère que c'est un atout majeur, majeur pour la souveraineté et on ne peut pas purement et simplement “discarter” un potentiel énorme pour faire du Québec un pays riche et un pays prospère. »

Pierre Céré et Alexandre Cloutier sont opposés à l'exploitation du pétrole de schiste sur l'île d'Anticosti, où des travaux d'explorations sont en cours.

Martine Ouellet croit qu'il faut aller au bout du processus d'exploration, mais qu'il est peu probable que le gisement puisse être exploité.

M. Drainville a laissé la porte ouverte à l'exploitation dans la mesure où cela peut aider le Québec à se diriger vers l'indépendance face au pétrole pour miser sur les énergies renouvelables.

En concluant le deuxième débat des cinq candidats de la course à la direction, M. Péladeau a affirmé qu'il avait sous-estimé les exigences de la vie publique.

M. Péladeau a affirmé que, depuis son élection comme député de Saint-Jérôme, l'an dernier, il a constaté la nécessité d'avoir une bonne capacité d'écoute pour comprendre des enjeux complexes et de se montrer disponible pour répondre aux questions de la population.

Dans sa déclaration de clôture, M. Péladeau a fait cette « confidence », un peu plus d'une semaine après avoir dû s'excuser pour des propos concernant les immigrants.

« J'aimerais vous faire une petite confidence aujourd'hui. Je ne croyais pas que la vie publique pouvait être aussi exigeante. Je le vois bien depuis que je suis député de Saint-Jérôme. »

Les cinq candidats étaient réunis dans un auditorium du cégep de Sherbrooke, devant une salle d'environ 500 personnes.

Ce deuxième débat organisé par le Parti québécois portait sur les thèmes de la solidarité sociale, de la santé et du développement durable. Ce débat organisé survient à mi-course. Le vote des militants est prévu à la mi-mai.

Tous les candidats, sauf M. Péladeau, se sont opposés au projet de pipeline de TransCanada, Énergie-est, qui doit transporter du pétrole albertain jusqu'au Nouveau-Brunswick en traversant le Québec notamment.

M. Péladeau a affirmé qu'il s'en remettrait à une consultation de la population pour déterminer la valeur des redevances à exiger.

À une question sur son programme pour les personnes de 60 ans et plus, Bernard Drainville a affirmé qu'au prochain référendum sur la souveraineté, le spectre de la perte du régime de pensions de vieillesse du fédéral ne sera plus un bon argument, puisque Ottawa a décidé de ne pas indexer ces prestations.

Pierre Karl Péladeau a affirmé qu'il ne croit pas à la nécessité de faire plus de place au secteur privé dans les soins de santé au Québec. M. Péladeau a expliqué que cette intention lui avait été attribuée à l'automne à la suite d'une de ses déclarations utilisée hors contexte.

M. Péladeau s'est dit pour « davantage de public et mieux de public ».

Martine Ouellet a pour sa part pris position pour augmenter le nombre d'infirmières dans les soins de première ligne. Mme Ouellet veut également réduire la place du privé en santé.

Alexandre Cloutier a rappelé qu'il aura 41 ans lors de la prochaine élection de 2018, pour faire taire ceux qui croient qu'il n'est pas prêt à occuper des fonctions comme celle de chef de parti et premier ministre.

Pierre Céré a pour sa part lancé un appel pour que le PQ cesse son « ethnocentrisme », une référence aux propos de M. Péladeau sur l'immigration, qui l'ont forcé à s'excuser il y a un peu plus d'une semaine. Il y a dix jours, lors d'un débat organisé par l'aile jeunesse du PQ, M. Péladeau avait provoqué une controverse avec une déclaration laissant entendre que l'immigration pourrait freiner le projet de souveraineté du Québec.

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