INTERNATIONAL
28/03/2015 08:09 EDT | Actualisé 28/05/2015 05:12 EDT

Boko Haram tue 39 personnes, perturbant l'élection présidentielle au Nigeria

FILE -In this file photo taken Thursday, Aug. 8, 2013, a Nigerian soldier stand guards during Eid al-Fitr prayers in Maiduguri, Nigeria.  Nigerian and Chadian jets are bombing Boko Haram out of a slew of northeastern Nigerian towns and villages, witnesses and officials said Wednesday, Feb. 4, 2015,  of the first major offensive against the Islamic extremists whose insurgency was spreading across borders. (AP Photo/Sunday Alamba, File)
ASSOCIATED PRESS
FILE -In this file photo taken Thursday, Aug. 8, 2013, a Nigerian soldier stand guards during Eid al-Fitr prayers in Maiduguri, Nigeria. Nigerian and Chadian jets are bombing Boko Haram out of a slew of northeastern Nigerian towns and villages, witnesses and officials said Wednesday, Feb. 4, 2015, of the first major offensive against the Islamic extremists whose insurgency was spreading across borders. (AP Photo/Sunday Alamba, File)

Le groupe extrémiste Boko Haram a tué 39 personnes, dont un élu, dans le nord-est du Nigeria, perturbant la tenue de l'élection présidentielle, ont indiqué samedi des témoins et des responsables.

Toutes les attaques sont survenues dans le nord-est, où l'armée avait annoncé vendredi avoir chassé les extrémistes islamistes de toutes les principales localités.

Des résidants de la ville de Miringa ont affirmé que des activistes de Boko Haram avaient mis le feu à des maisons tôt samedi avant de tirer sur les occupants tentant de fuir. La manoeuvre aurait fait 25 morts.

Des témoins et des responsables ont affirmé que 14 autres personnes, incluant un membre de l'assemblée législative de l'État de Gombe, étaient mortes plus tard samedi dans des attaques dans les villes de Biri et Dukku.

Ailleurs au pays, des dizaines de millions de personnes ont pris part à une élection présidentielle serrée et autrement largement pacifique.

Le Nigeria a prolongé la période de vote à la présidentielle jusqu'à dimanche après que des problèmes techniques eurent retardé le début de l'enregistrement des bulletins. De nouvelles machines qui devaient lire les cartes biométriques des électeurs ont fait défaut dans certaines régions, notamment à Lagos, a indiqué le porte-parole de la commission électorale nationale indépendante, Kayode Idowu. Dans d'autres régions, le comptage est déjà commencé.

Ces nouvelles machines étaient utilisées pour la première fois, pour éviter les fraudes que le pays a déjà connues par le passé. Les défectuosités ont toutefois eu raison de la bonne humeur et de la patience des électeurs qui ont attendu des heures en file, sous le soleil, par 37 degrés Celsius.

Même le président sortant, Goodluck Jonathan, a été touché. Trois lecteurs ont refusé de reconnaître ses empreintes digitales et celles de sa femme. Il est revenu au bureau de vote deux heures plus tard et a été accrédité sans la machine.

Par le biais d'une chaîne télévisée, il a demandé à la population d'être patiente, tant que le pays pourrait tenir «des élections libres et justes que le monde entier acceptera». Il a déposé son vote plus tard dans la journée.

Les Nigérians ont été très nombreux à aller voter, samedi. Quatorze candidats s'affrontent, dont deux favoris, le président Jonathan et l'ancien dictateur militaire Muhammadu Buhari. L'issue de ces élections est très difficile à prédire et sera très serrée, selon les analystes.

Malheureusement, des violences ont entaché cette journée d'élection. Des hommes armés de Boko Haram avaient aussi forcé des villageois à abandonner trois bureaux de vote alors que les Nigérians faisaient la queue pour voter aux élections présidentielles, ont rapporté des témoins.

Malam Shuaibu Biri a affirmé que les extrémistes islamistes, vêtus d'habits militaires, sont arrivés dans cinq camions et sur des motocyclettes dans des villages de l'État de Gombe et criaient aux gens de partir, sans quoi ils risquaient d'être tués.

Les extrémistes locaux du Nigeria avaient menacé de perturber la journée du scrutin, prétextant que la démocratie est un concept occidental corrompu.

Vendredi, le ministère de la Défense a annoncé qu'il avait détruit les quartiers généraux de Boko Haram dans l'État de Borno, et qu'ils avaient chassé les extrémistes de ses bastions dans les États de Borno, Adamawa et Yobe.

Quelque 60 millions de citoyens ont reçu une carte d'électeur. Le Nigeria est la nation la plus peuplée d'Afrique.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Les mouvements islamistes en Afrique