BIEN-ÊTRE
26/03/2015 06:07 EDT | Actualisé 03/03/2016 04:58 EST

Grand-mamans tendresse: bercer des bébés à l'hôpital Sainte-Justine (VIDÉO/PHOTOS)

Dans les couloirs du service de néonatalogie de l’hôpital Sainte-Justine à Montréal, il règne un silence feutré, ponctué de temps à autre par un pleur ou un éclat de rire…

On peut voir passer d’étranges lits roulants ressemblant à des couveuses, dans lesquels de tout petits êtres humains dorment profondément, parmi un fatras insensé de tuyaux et de machines.

C’est ici que les bébés prématurés ou malades sont hospitalisés.

Arie Janssen, 2 mois et demi, est né à terme et peut donc se développer sans couveuse. Mais il est venu au monde avec un œsophage en cul-de-sac, et doit être nourri grâce à un tuyau relié à l’estomac. Il demeure à l’hôpital en attendant son opération.

Ses parents se relaient pour lui rendre visite, et viennent souvent en compagnie de Frans, le frère jumeau de Arie.

Mais il est parfois difficile de trouver du temps, explique sa mère, Valérie Janssen, qui réside avec sa famille à environ 45 minutes de Montréal. « C’est quand même une bonne distance, » dit-elle. « Et je ne peux pas toujours venir […] J’ai une famille de quatre enfants… »

Heureusement, il y a Lucie Lacasse. Cette bénévole participe à un programme bien particulier de l’hôpital Sainte-Justine, les « Grand-mamans tendresse ». Plusieurs fois par semaine, elle se rend au chevet de petits malades, dont Arie, pour les bercer, leur chanter une chanson, les nourrir ou les faire sourire.

Grand-mamans tendresse à Sainte-Justine


« C’est prendre le relai des parents, » explique la cheffe des bénévoles, Dominique Paré. « Quand ils doivent aller diner, souper, prendre une pause…ou des fois les parents doivent être à la maison auprès des autres enfants. »

Valérie Janssen se dit « soulagée » par la présence des bénévoles. « Ça nous enlève un poids sur les épaules, » explique-t-elle.

Pour Lucie Lacasse, le temps qu’elle passe auprès des nourrissons est un « privilège ». « Entre autre, je trouve que ça me réconcilie avec l’humanité, » dit-elle. « On est dans la bienveillance, dans l ‘amour, dans la générosité…»

De la sérénité et du réconfort pour tout le monde, et surtout pour le bébé. « C’est très positif, » explique une infirmière de Sainte-Justine, Geneviève Gagné. « Si un bébé est agité, […] avec la douceur, la chaleur, ça va stabiliser l’enfant, » dit-elle. « Ce qui stabilise aussi les signes vitaux, et aide à son [développement].»

Après son opération, Arie Janssen pourra retourner à la maison.

Quant à Lucie Lacasse, elle continuera à bercer des bébés et à leur procurer de la douceur.

« Chaque bébé c’est toute une histoire en soit qui est incroyable, » dit-elle. « C’est un petit miracle vous savez. Ce sont des battants ces enfants là. Il y a une force de vie intérieure incroyable… »

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