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26/03/2015 08:20 EDT | Actualisé 26/03/2015 10:46 EDT

Crash A320: le verrouillage des portes des cockpits, des procédures strictes depuis le 11 septembre 2001

Two planes of German airline German Wings park at the airfield on Cologne/Bonn airport on March 24, 2015 in Cologne, western Germany . The head of low-budget airline Germanwings said there were 144 passengers and six crew on the Airbus A320 that crashed in the French Alps en route to Duesseldorf from Barcelona. AFP PHOTO / PATRIK STOLLARZ        (Photo credit should read PATRIK STOLLARZ/AFP/Getty Images)
PATRIK STOLLARZ via Getty Images
Two planes of German airline German Wings park at the airfield on Cologne/Bonn airport on March 24, 2015 in Cologne, western Germany . The head of low-budget airline Germanwings said there were 144 passengers and six crew on the Airbus A320 that crashed in the French Alps en route to Duesseldorf from Barcelona. AFP PHOTO / PATRIK STOLLARZ (Photo credit should read PATRIK STOLLARZ/AFP/Getty Images)

Porte blindée, code d'entrée, ouverture de l'intérieur du cockpit... Depuis les années 1980 et plusieurs détournements d'avion et encore plus depuis les attentats à New York en 2001, l'accès à la cabine de pilotage fait l'objet de très sévères restrictions.

"Le cockpit est équipé d'une porte blindée", ont confirmé des porte-paroles de Germanwings (filiale de Lufthansa), la compagnie propriétaire de l’A320 qui s’est écrasé dans les Alpes françaises. "Il y a un système de vidéosurveillance devant la porte, qui permet d'identifier depuis le cockpit qui veut entrer. Seul un pilote à l'intérieur du cockpit peut débloquer la porte".

Selon un industriel du secteur, le principe est celui de l’inviolabilité de la porte de la cabine de pilotage: concrètement, il faut pour entrer dans le cockpit que le pilote aux commandes autorise l’ouverture de la porte.

Ces mesures ont été adoptées "au lendemain du 11 septembre" 2001, à la demande des autorités aériennes, pour empêcher quiconque de pénétrer de force ou sous la contrainte d'une arme.

"Les systèmes sont différents selon les appareils et les compagnies aériennes afin de ne pas avoir de norme standard et d’empêcher des terroristes éventuels de savoir comment cela marche d’une compagnie à l’autre et d’un type d’avion à un autre", ajoute cet industriel sous couvert d'anonymat.

Selon l'industriel, un digicode avec un code secret différent selon les compagnies permet d’actionner une sonnette dans le cockpit pour demander l’ouverture de la porte.

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Si le pilote à l’intérieur du cockpit ne réagit pas, la porte se déverrouille automatiquement au bout d’une minute.

Mais l’accès au cockpit peut être interdit après ce temps de latence si le pilote aux commandes de l’appareil estime qu’il y a danger. Un système vidéo lui permet en effet de voir ce qui se passe derrière la porte.

Le pilote ou le copilote resté à l'intérieur "a un interrupteur qui peut refuser l'accès au poste de pilotage", "dans un but tout à fait préventif d'acte illicite", a confirmé Daphné Desrosiers, qui pilote des Boeing 737, sur l'antenne d'une radio française.

Un second code confidentiel d’urgence via le digicode peut actionner une deuxième sonnerie plus alertante dans le cockpit. Mais si le pilote dans le cockpit ne fait rien, il ne sera pas possible d’entrer, souligne l'industriel.

"Les systèmes sont variables et peuvent être personnalisés" selon la volonté des compagnies et "personne n’est capable pour l’heure d’expliquer l’enchaînement" qui a mené au crash de l’A320 de Germanwings, indique cet industriel.

Chez Lufthansa, la maison-mère de Germanwings, on confirme que l'ouverture de la porte du cockpit est commandée par un code et que son déverrouillage ne peut cependant être "autorisé que de l'intérieur du cockpit en appuyant sur un bouton". Les porte-paroles de Germanwings se sont refusé à préciser les procédures mises en place par la compagnie.

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