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25/03/2015 10:45 EDT | Actualisé 26/03/2015 11:40 EDT

Guy Laliberté pourrait vendre une part majoritaire du Cirque du Soleil (VIDÉO)

Le Cirque du Soleil pourrait bientôt passer aux mains d’un acheteur étranger. Le fondateur québécois Guy Laliberté est prêt à vendre jusqu’à 90% de l’entreprise, selon les informations du Globe And Mail.

Les groupes intéressés ont jusqu’à la semaine prochaine pour se prononcer, alors que le processus de vente est entamé depuis un an.

L’entreprise évaluée à plus de deux milliards de dollars serait convoitée par une kyrielle d’investisseurs étrangers.

Le riche Québécois tient par contre à ce que le siège social demeure à Montréal et que les 1600 employés (dont 1400 à Montréal) demeurent en poste.

L'opposition veut que ça "reste ici"

Le gouvernement libéral doit trouver des investisseurs qui permettraient de garder au Québec le contrôle du Cirque du Soleil, ont réclamé mercredi les partis d'opposition à l'Assemblée nationale.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, et le porte-parole péquiste en matière d'économie, Pierre Karl Péladeau, craignent de voir ce fleuron passer à des mains étrangères.

M. Legault a affirmé que le premier ministre Philippe Couillard ne peut pas rester les bras croisés devant le risque de perdre un siège social où travaillent 1400 personnes à Montréal.

Selon le chef caquiste, M. Couillard doit trouver des investisseurs qui, avec le soutien du gouvernement, pourraient acheter la participation de contrôle que le fondateur du Cirque, Guy Laliberté, cherche à vendre.

M. Péladeau s'est montré préoccupé également des impacts que pourrait avoir la vente du Cirque à des intérêts étrangers. Selon lui, dans ce cas, il est peu probable que le siège social demeure au Québec.

Le député et candidat à la direction du Parti québécois a affirmé qu'il a déjà fait quelques coups de téléphone pour trouver une solution.

M. Péladeau croit que la Caisse de dépôt pourrait rassembler des investisseurs qui seraient en mesure de faire l'acquisition de la majorité des parts de l'entreprise à capital fermé.

Le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, a affirmé mercredi que les possibilités d'intervention du gouvernement sont limitées actuellement.

M. Daoust a affirmé qu'une fois la transaction complétée, le gouvernement pourra toutefois faire des représentations pour garder le siège social au Québec.

"C'est une société qui n'est pas cotée en Bourse, on n'a pas accès aux chiffres, on n'a pas l'historique, a-t-il dit. Nous, tout ce qu'on voit, c'est les spectacles. On ne peut pas intervenir à ce niveau-là, mais on peut intervenir au moment où il y aura un repreneur (...) pour s'assurer que ça reste ici."

M. Daoust a relativisé les conséquences d'une vente de l'entreprise à des acheteurs de l'étranger.

"Les grandes institutions québécoises, je vous donne un exemple, la Banque Nationale, a-t-il dit. Elle est cotée en Bourse. Pensez-vous qu'elle n'appartient qu'à des Québécois? Elle appartient majoritairement à des actionnaires qui sont dans d'autres provinces. L'important, c'est le siège social ici."

La ministre de la Culture, Hélène David, a dit espérer que la mise en vente d'une participation de contrôle du Cirque du Soleil se conclura par une "solution québécoise".

Sans vouloir s'immiscer dans la transaction, Mme David a affirmé qu'elle aimerait que ce fleuron demeure québécois.

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- Guy Laliberté prêt à vendre une part majoritaire du Cirque (LA PRESSE)

- Guy Laliberté vendrait ses parts (ARGENT)

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