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24/03/2015 01:45 EDT | Actualisé 24/03/2015 01:46 EDT

Après deux ans, elle doit abandonner son cochon domestique

Radio-Canada

Christine Lamarre, de Longueuil, devra se départir de son animal domestique dans les semaines qui viennent. Jack, son cochon vietnamien, n'est pas considéré comme un animal de compagnie, selon le règlement municipal en vigueur.

Un texte de Francis Labbé

Christine Lamarre et son conjoint habitent dans un immeuble à condo, qu'elle loue. Les autres propriétaires de l'immeuble lui ont fait parvenir une mise en demeure, selon laquelle elle doit se départir de Jack d'ici le début avril, à défaut de quoi ils s'exposent à des procédures judiciaires.

« Jack est un animal gentil, peu bruyant, qui ne sent pas mauvais et qui est hypoallergêne », se désole Mme Lamarre. « Nous l'avons depuis deux ans et personne n'est venu nous voir pour se plaindre, au contraire. Ils venaient nous demander de le flatter. »

« Jack pèse environ 80 livres, comme un chien de taille moyenne. En plus, il y a des chiens et des chats dans l'immeuble. Nous ne comprenons pas. »

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Règlement municipal

Le règlement municipal de la ville de Longueuil ne considère pas le cochon vietnamien ou le mini-cochon comme un animal domestique. « La Ville de Longueuil maintient que selon la règlementation en vigueur, le cochon vietnamien est considéré comme un animal de ferme et ne peut pas être gardé en dehors d'une zone agricole », nous a répondu le porte-Parole Jacques Tétrault.

« Seuls les animaux de compagnie, dont l'espèce est apprivoisée depuis longtemps, peuvent être gardés dans une habitation résidentielle. Les chiens, les chats et les perruches, par exemple, appartiennent à cette catégorie », poursuit M. Tétrault.

« Sauf dans un endroit désigné à cette fin en zone agricole, il est interdit de garder, maintenir ou posséder un animal de ferme soit un animal que l'on retrouve habituellement sur une exploitation agricole et réservé particulièrement pour fins de reproduction ou d'alimentation ou pour aider ou distraire l'homme tels que un cheval, une bête à cornes (bovin, ovin, caprin) un porc, un lapin, un coq, une poule, un canard, une oie, un dindon. »

— Règlement CO-2008-523 de la ville de Longueuil

Animal méconnu

« Il y a trois villes qui nous font particulièrement la vie dure », confie Valérie Larose, éleveur de mini-cochons à Shefford, en Montérégie. « Longueuil, Trois-Rivières et Granby considèrent le mini-cochon et le cochon vietnamien comme des animaux de ferme. »

« Pourtant, chaque année, j'en confie trois ou quatre à la Fondation Mira pour que ces animaux, qui apprennent très vite, soient préparés pour la zoothérapie », poursuit Valérie Larose.

Mme Larose nous a fait parvenir une lettre de François William Croteau, maire de l'arrondissement Rosemont-La Petite Patrie, dans laquelle il affirme qu' « il est permis de posséder un cochon miniature comme animal domestique, il n'y a pas de règlementation l'interdisant à Montréal. Cependant, il faut s'assurer qu'il n'y ait pas de nuisance occasionnées par cet animal. »

« Ce sont des animaux qui ne sentent pas mauvais et qui font leurs besoins dans une litière. Un chien qui va dehors et revient trempé va sentir le chien mouillé. Ce n'est pas le cas d'un mini-cochon ou d'un cochon vietnamien. Ce sont des animaux brillants et qui ont l'avantage de ne pas susciter de réaction allergique », insiste Mme Larose.

Christine Lamarre et son conjoint ont lancé une pétition sur Facebook pour recueillir des appuis afin de changer le cours des choses. Quelque 2250 signatures ont été recueillies.

Valrérie Larose mène aussi plusieurs batailles de front pour faire reconnaître le mini-cochon ou le cochon vietnamien comme animal de compagnie.

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