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22/03/2015 10:57 EDT | Actualisé 23/03/2015 03:55 EDT

Barack Obama: Vie de famille, sport, sommeil... la recette du président américain pour gérer son stress

Être président des États-Unis n'est pas de tout repos. Barack Obama en sait quelque chose, lui qui entame la septième année d'un mandat riche en crises et en situation d'urgence. Dans un entretien vendredi 20 mars avec Sam Stein pour l'édition américaine du HuffPost (le compte-rendu complet de cette entrevue est ici), le chef d'État est revenu sur la manière dont il gérait le stress et la fatigue inhérente à sa fonction.

« J'ai la chance d’être assez flegmatique », reconnaît Barack Obama, qui plaisante, au sujet de ses « racines hawaïennes » évoquées par notre confrère : « C’est sans doute à cause du beau temps et de toutes ces plages! ». Plus sérieusement, le président américain explique qu'il ne « s'emballe pas facilement » et « ne se décourage pas non plus », évoquant sa recette personnelle pour faire face à l'ampleur de sa tâche sans être dépassé :

« Je fais toujours l’effort de faire un peu de sport le matin, ce qui est très utile, explique-t-il. Mais je crois que le plus important, c’est que je consacre du temps à ma famille. Les commentaires de mes filles à table, surtout depuis qu’elles sont adolescentes, m’obligent à garder les pieds sur terre et à me remettre en question! »

Dans cette interview, Barack Obama dresse par ailleurs un portrait pour le moins négatif des réseaux sociaux et notamment de Twitter, qui selon lui entraîne « un cycle d'information en continu (...) où la moindre des choses devient une catastrophe ». Alors que notre confrère lui objecte qu'il n'est pas sur Twitter (du moins qu'il ne gère pas son compte lui-même), le locataire de la Maison-Blanche justifie sa critique :

« C’est vrai. Mais tout n’est que catastrophe, horreur, apocalypse. Si vous n’avez pas résolu le problème dans les 24 heures, votre présidence est sur la mauvaise pente. Je peux vous citer 15 ou 20 exemples depuis le début de mon mandat où les gens ont dit que j’étais fini. C’était notamment le cas lors de la marée noire dans le golfe du Mexique, le plus grand désastre écologique de toute l’Histoire. Tout le monde disait que je prenais des mesures inefficaces. Pourtant, un an plus tard, plus personne n’en parlait. Avec le recul, il s’est avéré que nous avions fait tout ce que nous pouvions faire dans un cas pareil »

« Mon travail, c’est de rester vigilant et de me concentrer sur ce que nous pouvons accomplir chaque jour afin de mettre en œuvre le programme et les valeurs sur lesquels j’ai été élu », ajoute-t-il, assurant : « tant que je maintiens ce cap, je ne me sens pas vraiment déstabilisé ». Barack Obama reconnaît enfin qu'il ne dort « probablement pas assez » et qu'il envie ses collaborateurs qui s'en vont et « ont vraiment une mine radieuse » quand il les revoit six mois après. « J’espère que c’est ce qui m’arrivera », conclut-il.

Interview traduite par Bamiyan Shiff pour Fast for Word

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