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19/03/2015 06:31 EDT | Actualisé 19/03/2015 11:24 EDT

Grand Prix littéraire Archambault: Geneviève Pettersen remporte les honneurs

Julie Rainville

Geneviève Pettersen a remporté mercredi le 14e Grand Prix littéraire Archambault, pour son roman La déesse des mouches à feu.

Le Grand Prix littéraire Archambault salue chaque année la sortie, dans l’année précédente, du premier roman de 10 auteurs québécois de la relève. Les 10 finalistes bénéficient de la visibilité qu’offre le concours, et le (la) gagnant(e) remporte une bourse de 10 000$, ainsi qu’un plan promotionnel d’une valeur de 10 000$ aussi pour les 12 mois suivants, fourni par Archambault.

Le jury est formé de professionnels du milieu de la littérature et, nouvel ajout à la mouture 2015, d’une personne du public, qui évaluent les œuvres en nomination selon des critères de qualité et d’originalité.

La déesse des mouches à feu, de Geneviève Pettersen, publié aux Éditions Quartanier en mars dernier, raconte l’histoire de Catherine, 14 ans, qui traverse une adolescence tumultueuse au milieu des années 1990, à Chicoutimi. La jeune fille expérimente toutes ses «premières fois» dans un contexte pas toujours rose.

En octobre, Geneviève Pettersen, aussi chroniqueuse au magazine Châtelaine, proposait également l’ouvrage Madame Chose – Vie et mort du couple, sorte de radiographie des relations amoureuses modernes de l’œil du personnage de Madame Chose, d’abord popularisé grâce à ses chroniques dans La Presse. Qui plus est, la jeune mère vient de donner naissance à son troisième enfant, un garçon, et effectuait d’ailleurs, mercredi, sa toute première sortie «officielle» depuis son accouchement. Bébé réclamait l’allaitement alors que maman prononçait son discours de remerciements…

«Le livre va déjà super bien, mais d’avoir la reconnaissance d’un jury, de gens qui t’ont lue, c’est la cerise sur le sundae, a commenté la lauréate, juste après qu’on ait annoncé sa victoire au micro. Quand on écrit, on n’a pas nécessairement besoin de l’approbation de nos pairs mais, quand ça arrive, c’est encourageant.»

«Moi, j’ai lâché mon boulot pour écrire à temps plein, a poursuivi celle qui a œuvré en édition et en publicité avant de choisir de vivre de sa plume. C’était très insécurisant, j’avais peur, je me demandais si je faisais la bonne chose. Lâcher sa job pour aller en littérature, ce n’est pas exactement comme être fiscaliste! (rires) Faire ce pari, c’est le pire risque que j’ai pris dans ma vie. Mais j’ai bien fait de m’écouter et d’aller vers ce que j’aimais.»

India porte-parole

India Desjardins était porte-parole de cette 14e édition du Grand Prix littéraire Archambault. La créatrice du Journal d’Aurélie Laflamme n’a jamais été décorée de cette distinction, mais était très fière d’en être l’ambassadrice et de donner un coup de pouce à ses camarades auteur(e)s.

«Je connais les sacrifices que demande l’écriture d’un premier roman, a souligné India. Quand j’ai écrit le mien, il y a 10 ans, pour avoir du temps à y consacrer, je devais dire non à des contrats. Donc, j’imagine que ces auteurs ont aussi fait ça dans leurs temps libres, en parallèle avec leur travail, sans nécessairement savoir s’ils allaient être publiés. Ce prix, c’est une tape dans le dos qui dit : «Continue!», car il y a toujours un petit syndrome de l’imposteur associé à la création.»

«Et c’est une occasion, pour le public, de découvrir de nouvelles voix, des styles de romans différents, vers lesquels on ne serait peut-être pas allés spontanément», a ajouté l’écrivaine, qui a spécifié avoir lu tous les titres en lice.

Les autres finalistes du Grand Prix littéraire Archambault étaient Christian Guay-Poliquin (Le fil des kilomètres, Éditions La Peuplade), Véronique Bossé (Vestiges, Éditions Lévesque), Jean-Michel Fortier (Le chasseur inconnu, Éditions La Mèche), Ghayas Hachem (Play boys, Éditions Boréal), Steph Rivard (Les fausses couches, Éditions De ta mère), Francine Brunet (Le nain, Éditions Stanké), Pascale Wilhelmy (Où vont les guêpes quand il fait froid?, Éditions Libre Expression), Alice Michaud-Lapointe (Titre de transport, Éditions Héliotrope) et Mathieu Meunier (Un vélo dans la tête, Éditions Marchand de Feuilles).

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