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18/03/2015 02:43 EDT | Actualisé 18/03/2015 02:44 EDT

États-Unis: le milliardaire Robert Durst qui a avoué ses crimes déplacé dans une unité psychiatrique

Robert Durst is escorted into the courtroom for a parole revocation hearing held by the Texas Board of Pardons and Paroles, Friday, Jan. 13, 2006, in Houston. The parole officer for the New York real estate heir acquitted of murdering his Galveston neighbor recommended the eccentric millionaire be housed in a prison facility for parole violators after he made unscheduled trips to Galveston and Houston that were against the terms of his release. (AP Photo/David J. Phillip)
ASSOCIATED PRESS
Robert Durst is escorted into the courtroom for a parole revocation hearing held by the Texas Board of Pardons and Paroles, Friday, Jan. 13, 2006, in Houston. The parole officer for the New York real estate heir acquitted of murdering his Galveston neighbor recommended the eccentric millionaire be housed in a prison facility for parole violators after he made unscheduled trips to Galveston and Houston that were against the terms of his release. (AP Photo/David J. Phillip)

L'excentrique milliardaire américain Robert Durst, accusé de meurtre, a été transféré dans une unité de détention psychiatrique dans l'attente de sa prochaine audition au tribunal, et selon certains médias aurait un comportement suicidaire.

"M. Durst a été déplacé pour raisons médicales" dans une unité de détention psychiatrique mardi dans la soirée, a indiqué à l'AFP Phil Stelly, porte-parole du bureau du shérif d'Orleans Parish.

Il n'a toutefois pas confirmé le "comportement suicidaire" de M. Durst mentionné par Blake Arcuri, avocat de l'équipe de l'accusation, dans le Los Angeles Times.

Interrogé par l'AFP, M. Arcuri n'a pas fait de commentaires, tandis que Dick DeGuerin, le principal avocat de Robert Durst, n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de réaction de l'AFP.

Robert Durst, héritier d'une famille new-yorkaise dont la fortune immobilière atteint 4,4 milliards de dollars, a été formellement accusé à Los Angeles lundi du meurtre en 2000 de l'amie de sa femme Susan Berman.

Il avait été arrêté samedi à La Nouvelle-Orléans, à la veille de la diffusion du dernier épisode d'une série documentaire en six parties consacrée à sa vie sur la chaîne HBO: "The Jinx" ("La malédiction").

Les autorités de cette ville du sud des États-Unis ont engagé une procédure contre lui après avoir retrouvé un pistolet calibre .38 et de la marijuana dans sa chambre d'hôtel, ce qui retarde le transfert vers la Californie réclamé par l'équipe de défense.

Dans le dernier épisode de "The Jinx: the life and deaths of Robert Durst", le milliardaire semble faire une confession involontaire en se murmurant à lui-même alors qu'il est aux toilettes et sans savoir que son micro sans fil enregistre toujours: "Qu'est-ce que j'ai fait ? Je les ai tous tués bien sûr".

On l'entend aussi dire: "ça y est, tu es pris", et "quel désastre".

Les procureurs pourraient requérir la peine de mort en raison de circonstances spéciales, notamment parce que Mme Berman devait témoigner le lendemain de sa mort devant la police dans le cas de la disparition encore non élucidée de Kathleen Durst, la femme de Robert Durst, en 1982.

Dans le dernier épisode de "The Jinx", M. Durst est par ailleurs confronté aux écritures similaires entre l'enveloppe d'une lettre qu'il avait envoyée à Susan Berman en 1999 et une note anonyme envoyée à la police de Beverly Hills en décembre 2000 leur notifiant où ils trouveraient le corps de Mme Berman, dans la maison de cette dernière. Les deux enveloppes comportent en particulier la même faute d'orthographe, "Beverley" au lieu de "Beverly".

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