POLITIQUE
17/03/2015 12:42 EDT | Actualisé 17/03/2015 12:42 EDT

Thomas Mulcair est toujours prêt à s'allier au PLC pour battre les conservateurs

CP

Le chef du Nouveau parti démocratique, Thomas Mulcair, se dit confiant de pouvoir remporter la prochaine élection fédérale mais il réitère son ouverture face à une éventuelle alliance avec le Parti libéral du Canada si cela devait s'avérer nécessaire pour défaire les conservateurs de Stephen Harper.

De passage à Montréal, mardi, M. Mulcair a toutefois reproché au chef libéral Justin Trudeau de placer ses intérêts personnels au-dessus de l'intérêt supérieur des Canadiens.

Le chef du NPD fait valoir que la prochaine élection devrait donner lieu à une première véritable lutte à trois dans l'histoire politique canadienne, ce qui pave la voie, selon lui, à l'élection d'un gouvernement social-démocrate.

Malgré tout, l'avènement d'un gouvernement minoritaire ne peut être exclue dans ce contexte et il est impératif, selon lui, de tout mettre en oeuvre pour empêcher les conservateurs de maintenir le pouvoir.

M. Mulcair rappelle que le NPD avait conclu une alliance avec le PLC en 2008 mais que les libéraux avaient renié leur engagement. À cette époque, toutefois, un gouvernement de coalition n'aurait pu être formé avec les libéraux et les néo-démocrates sans y inclure le Bloc québécois.

Il y a un an, à l'occasion d'une célébration de la Saint-Patrick à l'ambassade d'Irlande à Ottawa, et encore l'automne dernier, M. Mulcair a néanmoins réitéré son ouverture à une éventuelle alliance avec les libéraux.

60 sièges au Québec?

Le chef de l'Opposition à Ottawa ne vise toutefois pas un gouvernement de coalition mais bien un gouvernement néo-démocrate majoritaire et, à cet effet, il compte non seulement répéter l'étonnante performance de 2011, où le NPD, portée par la vague orange sous l'impulsion de Jack Layton, avait fait élire 59 députés, mais bien l'améliorer avec un objectif de 60 sièges.

Accusé par le Bloc québécois de vouloir bafouer les compétences du Québec avec des politiques de services de garde et de financement du transport en commun, M. Mulcair a balayé ces reproches du revers de la main.

Il a rappelé que toutes les propositions néo-démocrates qui impliquent une dépense fédérale dans un domaine de compétence provinciale, prévoient pour le Québec un droit de retrait avec pleine compensation sans conditions.

M. Mulcair a nié qu'il s'agissait là de quelque tentative ou volonté du NPD de s'immiscer dans les compétences provinciales mais, au contraire, d'instituer une approche qui ajouterait du financement aux programmes québécois en réponse aux demandes traditionnelles du Québec sans devoir repasser par une entente constitutionnelle quelconque.