POLITIQUE
17/03/2015 06:22 EDT | Actualisé 17/03/2015 06:23 EDT

Redécoupage électoral : Montréal et la Mauricie perdraient chacun une circonscription

gwflash via Getty Images
Large flag of Quebec fluttering in the wind

QUÉBEC — Un projet de redécoupage de la carte électorale propose de faire disparaître deux circonscriptions à Montréal et en Mauricie pour en ajouter deux dans les régions de Laurentides et Lanaudière, où la population est en augmentation.

La présidente de la Commission de la représentation électorale, Lucie Fiset, a présenté mardi cette nouvelle mouture, qui devrait être en vigueur d'ici 2016, deux ans avant la prochaine élection générale.

« Les changements que nous proposons à la carte électorale reflètent l'évolution démographique du Québec, a-t-elle déclaré en conférence de presse. Il importe que cette carte soit à son image. »

Mme Fiset a déclaré que les circonscriptions de Mont-Royal et Outremont doivent être fusionnées, sur l'île de Montréal, tandis que celle de Saint-Maurice, qui regroupe actuellement Shawinigan et d'autres municipalités de la Mauricie, doit disparaître.

Si ce projet de carte électorale est adopté tel quel, la région de Montréal comptera 27 circonscriptions, tandis que la Mauricie en aura quatre.

Au nord de Montréal, deux circonscriptions seront créées, soit Les Plaines, qui intégrera des secteurs des circonscriptions de Masson et Mirabel, tandis que Prévost émergera de Bertrand et Rousseau.

Mme Fiset a affirmé que depuis 2007, 100 000 électeurs se sont ajoutés dans les régions de Laurentides et Lanaudière, ce qui oblige l'ajout de ces deux nouvelles circonscriptions.

Au total, les limites de 36 des 125 circonscriptions québécoises sont modifiées à des degrés divers dans le projet de carte électorale présenté par Mme Fiset qui, à titre de directrice générale des élections (DGE), préside la commission.

La loi électorale impose une modification des limites d'une circonscription lorsque sa population d'électeurs est supérieure ou inférieure de 25 pour cent à la moyenne québécoise.

Avec un nombre de 6 048 383 électeurs au 30 novembre 2014, au total dans les 125 circonscriptions, cette moyenne a été établie à 48 387 électeurs.

Six circonscriptions, soit Abitibi-Est, Abitibi-Ouest, Bonaventure, Gaspé, René-Lévesque et Ungava demeureront intactes même si leur faible nombre d'électeurs les place au-delà de l'écart maximal de 25 pour cent.

Mme Fiset a affirmé que ces exceptions sont prévues par la loi, notamment pour des circonscriptions où le réseau routier est limité et le territoire déjà important.

« Il doit y avoir une facilité pour les électeurs de pouvoir rejoindre leur député, leur élu, et vice et versa, a-t-elle dit. Donc, on ne peut pas, justement, créer des territoires trop grands, qui ne permettraient pas d'atteindre cette égalité, on le répète, égalité relative du vote des électeurs de l'ensemble du Québec. »

La version de la carte électorale actuellement en vigueur, qui a servi aux deux derniers scrutins, a été adoptée en 2011, au terme de débats amorcés trois ans plus tôt. Ses limites avaient été établies

à partir du nombre d'électeurs de novembre 2007.

Des consultations publiques permettront à la population de se faire entendre au cours des mois d'avril et mai. Une proposition sera ensuite soumise à l'Assemblée nationale et les députés pourront en discuter.

En 2016, la Commission de la représentation électorale rendra une décision finale sur la carte électorale, qui sera publiée à la Gazette officielle du Québec. Trois mois plus tard, la nouvelle carte sera en vigueur et pourra servir dès la prochaine dissolution de l'Assemblée nationale pour des élections générales.

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