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17/03/2015 19:02 EDT | Actualisé 17/05/2015 01:12 EDT

Ottawa élargit les prestations aux vétérans pour tenter de rétablir les ponts

VANCOUVER - Dans sa volonté de rétablir les ponts avec les anciens combattants, le gouvernement Harper propose d'améliorer l'accès à une prestation pour les soldats les plus grièvement blessés et de créer un nouveau programme pour les aidants.Le nouveau ministre des Anciens Combattants, Erin O'Toole, a exposé les changements apportés et promis par son gouvernement au cours des dix derniers jours.M. O'Toole a annoncé une admissibilité élargie à l'Allocation pour déficience permanente (ADP), un soutien financier mensuel à vie pour les soldats gravement blessés dont la condition restreint les perspectives de carrière et de revenus.L'ombudsman des vétérans Guy Parent a déterminé dans un rapport en août dernier que près de la moitié des soldats sérieusement handicapés n'obtenaient pas l'ADP en raison de critères trop strictes — ou s'ils le recevaient, il s'agissait de la prestation au niveau le plus bas possible.Le ministre a aussi annoncé une nouvelle Allocation de secours pour les aidants familiaux, une prestation libre d'impôt de 7238 $ par année qui permettrait aux aidants d'obtenir un «répit bien mérité».Le sort des familles prenant soin d'un proche blessé a suscité l'attention le printemps dernier après que la conjointe d'un soldat souffrant de stress post-traumatique, Jenny Migneault, eut été ignorée par l'ancien ministre des Anciens Combattants, Julian Fantino, dans un incident capté par des caméras de télévision.Mme Migneault réclamait que les conjointes reçoivent de la formation et des conseils sur l'accompagnement d'un proche souffrant de problèmes mentaux reliés au combat ainsi qu'un meilleur accès aux occasions de rééducation.M. O'Toole a exposé une série d'initiatives à l'approche du budget fédéral et des élections de l'automne prochain, et elles incluent la proposition d'une nouvelle prestation de retraite pour les soldats blessés sans régime de pensions et un accès équivalent aux réservistes blessés à un programme d'allocation pour perte de revenus.Ces propositions répondent à des plaintes de longue date, particulièrement dans les cas de réservistes ou soldats à temps partiel, dont le sort a été décrié à répétition non seulement par l'ombudsman, mais aussi par des comités parlementaires.