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17/03/2015 17:36 EDT | Actualisé 17/05/2015 01:12 EDT

Le Venezuela critique Washington dans les pages du New Tork Times

WASHINGTON - Le Venezuela s'est offert une pleine page de publicité dans le New York Times afin d'inviter la population américaine à rejeter les tentatives «tyranniques» des États-Unis de saper son système socialiste.L'annonce affirmant que le «Venezuela n'est pas une menace» est publiée alors que s'élèvent les tensions entre les deux pays. Le président Nicolas Maduro a accusé, ce mois-ci, les États-Unis de vouloir l'évincer et ordonné à l'ambassade américaine de réduire son personnel.Les États-Unis ont rejeté ces accusations. En représailles, ils ont imposé des sanctions contre sept dirigeants vénézuéliens qui auraient violé les droits de la personne au cours des manifestations antigouvernementales de l'an dernier.Les autorités vénézuéliennes soutiennent, dans l'annonce, que «jamais dans l'histoire des deux pays, un président des États-Unis n'avait essayé de gouverner les Vénézuéliens par décret». En conséquence, elles demandent à l'administration Obama de cesser toute activité hostile contre Caracas, la décrivant comme un «ordre tyrannique et impérial (renvoyant) aux heures les plus sombres de la relation entre les États-Unis et l'Amérique latine et les Caraïbes».Alex Lee, un responsable du département d'État pour les questions latino-américaines, a tenté de rassurer le Sénat en affirmant que les élections qui se dérouleront au Venezuela au cours de l'année donneraient l'occasion de réduire les tensions. Toutefois, il a souligné qu'il était important que les gouvernements de la région — qui ont tous rejeté l'idée d'imposer des sanctions au Venezuela — mobilisent des observateurs pour s'assurer que les résultats électoraux seraient crédibles.Il a ajouté que le Venezuela figurerait parmi les priorités de Barack Obama à l'occasion du Sommet des Amériques, au Panama, le mois prochain.Par ailleurs, le président de Cuba, Raul Castro et son homologue bolivien Evo Morales sont arrivés à Caracas pour participer à une rencontre d'urgence de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques, une organisation regroupant 11 pays-membres.