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15/03/2015 12:15 EDT

Un ancien otage des extrémistes en Syrie parle de son expérience douloureuse

PACO CAMPOS via Getty Images
El Mundo correspondent Javier Espinosa is greeted by his son as he arrives at the military airbase in Torrejon de Ardoz, near Madrid, on March 30, 2014. Two Spanish journalists taken hostage in Syria by an Al-Qaeda-linked group walked free after six months in captivity and were heading back to Spain today, their friends and colleagues said. Espinosa and Vilanova were seized on September 16 as they tried to cross the Syrian border to Turkey, the latest of scores of journalists captured while covering Syria's civil war. AFP PHOTO / POOL / PACO CAMPOS (Photo credit should read PACO CAMPOS/AFP/Getty Images)

LONDRES - Un ancien otage du groupe armé État islamique a témoigné dimanche des techniques de torture psychologique auxquelles il a été soumis par ses bourreaux pendant sa captivité, qui a duré six mois.

Dans le quotidien «The Sunday Times», le journaliste espagnol Javier Espinosa a relaté les simulations d'exécutions que lui faisaient subir le militant d'origine britannique Mohammed Emwazi, connu sous le pseudonyme «Jihadi John». Cet homme d'origine britannique apparaît sur plusieurs vidéos diffusées par le groupe extrémiste.

M. Espinosa, qui travaillait pour le quotidien espagnol «El Mundo» lorsqu'il a été kidnappé en septembre 2013, a décrit M. Emwazi comme un «psychopathe sanguinaire» qui s'amusait à menacer ses otages.

Il a affirmé que le militant avait «caressé» son cou avec un long couteau, alors qu'il lui racontait en détail comment il pourrait l'exécuter et ce qu'il ferait avec son corps.

Selon le journaliste, M. Emwazi répétait chaque jour à sa vingtaine d'otages qu'ils seraient décapités. Il a aussi simulé des exécutions à l'aide d'une épée et d'un pistolet.

Javier Espinosa a été relâché en mars 2014 après 194 jours de captivité. La plupart des otages qui étaient avec lui ont été libérés, mais sept ont perdu la vie.

Un autre journaliste espagnol a témoigné de son expérience au quotidien «Periodico de Catalunya». Marc Marginedas a expliqué qu'il avait assuré à ses bourreaux qu'il n'était pas un espion et qu'il était déjà entré en Syrie deux fois sans problème.

«Tu es entré deux fois en Syrie et ça a bien fonctionné pour toi, mais maintenant on va te tuer. N'essaie pas d'être amical. Je ne t'aime pas. Ceux que j'aime, ce sont mes frères qui sont venus ici pour se battre», aurait dit l'un de ceux-ci au journaliste.

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