DIVERTISSEMENT
14/03/2015 11:26 EDT | Actualisé 15/03/2015 05:04 EDT

Will Butler d'Arcade Fire se lance dans une aventure musicale en solo

NEW YORK, NY - SEPTEMBER 07:  Will Butler of Arcade Fire attends the Opening Ceremony Spring/Summer 2015 Fashion Show on September 7, 2014 in New York City.  (Photo by Taylor Hill/FilmMagic)
Taylor Hill via Getty Images
NEW YORK, NY - SEPTEMBER 07: Will Butler of Arcade Fire attends the Opening Ceremony Spring/Summer 2015 Fashion Show on September 7, 2014 in New York City. (Photo by Taylor Hill/FilmMagic)

TORONTO - Quiconque a vu Arcade Fire en spectacle sait que Will Butler n'aime pas rester en place.

Le musicien dépense beaucoup d'énergie sur une scène. Il n'est pas donc surprenant d'entendre sur les huit chansons de son premier album en solo, "Policy", presque autant de styles musicaux qu'il en existe dans un magasin de disques.

"Tout le monde réagit de façon identique, commente-t-il. On me dit: 'Oh! C'est très varié, c'est bon. Mais les gens aimeront-ils ça? Réfléchis avant d'être aussi diversifié. Peut-être devras-tu être unir le tout d'un point de vue stylistique'."

Butler confie avoir tenté des expériences en se concentrant sur les questions esthétiques mais qu'il n'a pu y arriver pendant plus de 15 minutes.

Il n'est pas surprenant que l'artiste ait enregistré un album aussi varié compte tenu de son grand talent de musicien. Butler a joué, sur les quatre albums d'Arcade Fire de la guitare, du piano, de la basse, de la contrebasse, des synthétiseurs, de l'orgue, de la cithare, du trombone, du xylophone, de la cornemuse et même de la scie musicale.

Le frère du leader d'Arcade Fire a pris son temps avant d'enregistrer "Policy".

Butler - candidat à l'Oscar pour sa collaboration à la bande originale du film "Her" de Spike Jonze - a commencé à réfléchir à la possibilité de réaliser un album solo pendant son adolescence en banlieue de Houston. Il ne s'attendait pas à ce que son rêve prenne autant de temps à se concrétiser.

"Pour être honnête, je suis parfaitement heureux là où je suis... au sein d'Arcade Fire. C'est parfaitement satisfaisant d'un point de vue artistique. Ce n'est qu'une question de chance. Je me suis dit que le moment était bien choisi pour réaliser mon propre album."

La première chanson, "Take My Side", un petit air punky, lui permet de canaliser les frustrations sexuelles d'un adolescent à la façon de Richard Hell ou de Violent Femmes.

La pièce "Anna" _ dédiée à son fils _ présente un Butler plutôt glacial et détaché, chantant de façon envoûtante, accompagné d'une contrebasse, d'un synthé et d'un saxophone jaillissant, des paroles plutôt absurdes.

Et ensuite ? L'auditeur a droit à une brillante complainte au piano ("Finish What I Started").

William Butler détient un diplôme en poésie. Pour son premier album, le musicien de 32 ans a tenté d'éviter de trop s'analyser. "Je dirai que 80 pour cent des meilleures paroles de chanson sont de la poésie un peu nullarde. Mais ces chansons sont restées. La musique les a animées et les a transformées en quelque chose de vraiment significatif."

Butler a tenté aussi de s'éloigner le plus possible du réputé ardu processus de création d'Arcade Fire. "Collaborer avec des artistes aussi extraordinaires est si réjouissant mais cela demande beaucoup de travail d'un point de vue psychologique. Cette fois-ci, c'était libérateur, excitant et amusant."

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