POLITIQUE
14/03/2015 07:44 EDT | Actualisé 16/03/2015 12:05 EDT

Manifestations samedi à travers le Canada contre le projet de loi C-51 (VIDÉO)

Des manifestations se déroulent aujourd'hui à Ottawa, Montréal, Toronto, Moncton et dans des dizaines d'autres villes au pays pour dénoncer le projet de loi antiterroriste C-51 du gouvernement Harper.

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies sur l'heure du midi devant les bureaux du premier ministre Harper, à Ottawa. À Moncton, environ 150 personnes ont manifesté devant l'hôtel de ville à midi. À Halifax, près de 250 personnes ont manifesté dans le parc Victoria. À Montréal, les manifestants se sont donné rendez-vous en après-midi au parc Jarry.

Dans plusieurs villes, les manifestants doivent se regrouper devant les bureaux de ministres conservateurs ou de membres de l'opposition.

Les protestataires exigent l'abrogation du projet de loi qui, selon eux, va à l'encontre du respect des droits et libertés.

« Un des problèmes est que la définition de ce qu'est un terroriste est vraiment ouverte. Avant les attentats de 2001, c'était une définition beaucoup plus précise. Maintenant, tout ce qui n'est pas complètement officiellement légal est tout à coup terroriste », dit Alroy Fonseca, un manifestant à Ottawa.

À Montréal, en marge d'une conférence, le chef de néo-démocrate Thomas Mulcair a affirmé que les manifestations contre le projet de loi C-51 étaient « la meilleure façon de faire reculer le gouvernement Harper sur cette question, lui qui n'est pas en mesure d'expliquer comment ce projet de loi protégera davantage les citoyens. »

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, assure que le projet de loi C-51 ne menace aucunement les libertés des citoyens. Au contraire, selon lui, C-51 est essentiel pour assurer la sécurité des Canadiens.

Cette semaine, devant le Comité permanent de la sécurité publique, M. Blaney a défendu l'initiative du gouvernement, soutenant que le projet de loi était équilibré entre les pouvoirs accordés pour assurer la sécurité et la protection des libertés individuelles.

Le ministre soutient que les agents du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), par exemple, devront obtenir un mandat d'un juge fédéral avant de pouvoir intervenir pour éliminer une menace terroriste.

Steven Blaney a répété que le Canada doit se donner davantage d'outils pour lutter contre la menace suscitée notamment par le groupe armé État islamique.