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14/03/2015 02:08 EDT | Actualisé 14/03/2015 02:10 EDT

L'État islamique aurait attaqué les kurdes en Irak avec des armes chimiques

YOUNIS AL-BAYATI via Getty Images
Iraqi government forces celebrate while holding an Islamis Sate (IS) group flag after they claimed they have gained complete control of the Diyala province, northeast of Baghdad, on January 26, 2015 near the town of Muqdadiyah. Iraqi forces have 'liberated' Diyala province from the Islamic State jihadist group, retaking all populated areas of the eastern region, a top army officer said today. The symbolic victory for Baghdad, which has at times struggled to push IS back, could clear the way for further advances against the jihadists . AFP PHOTO / YOUNIS AL-BAYATI (Photo credit should read YOUNIS AL-BAYATI/AFP/Getty Images)

BAGDAD - Le gouvernement kurde en Irak a soumis à un laboratoire indépendant des preuves confirmant que le groupe armé État islamique a utilisé des armes chimiques contre les combattants kurdes peshmerga.

L'accusation du Conseil de sécurité de la région du Kurdistan découle d'un attentat-suicide dans un camion survenu le 23 janvier, dans le nord de l'Irak. Le groupe État islamique (ÉI), qui contrôle présentement environ un tiers de l'Irak et de la Syrie, n'a pas immédiatement réagi. Des autorités irakiennes et des kurdes qui combattent en Syrie ont fait des allégations semblables, affirmant que les militants ont utilisé des armes chimiques de basse qualité.

Le Conseil a détaillé, dans un communiqué, que l'attaque a eu lieu sur une route entre Mossoul et la frontière syrienne, alors que les forces peshmerga tentaient de prendre le contrôle d'une ligne d'approvisionnement essentielle aux militants sunnites. Les soldats ont trouvé environ 20 bidons d'essence qui avaient été chargés sur le camion avant l'attaque.

Des échantillons de vêtements et de terre prélevés sur le site ont été analysés par un laboratoire dans un pays allié non identifié. Des traces de chlorine auraient été identifiées.Selon le gouvernement régional du Kurdistan, cette tactique démontre que les militants de l'ÉI sont à court d'idées et en viennent à des mesures désespérées.

Ce ne sont pas les premières allégations d'utilisation de chlorine, un produit chimique industriel qui asphyxie les victimes. En octobre, les autorités de l'Irak ont soutenu que l'ÉI avait utilisé des cylindres remplis de chlorine dans des affrontements à Balad et Duluiya en septembre.

À Kobané en Syrie, d'autres personnes ont rapporté que les extrémistes avaient ajouté de la chlorine à un arsenal qui comprenait déjà des armes lourdes et des chars d'assaut volés dans des bases militaires capturées.

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