NOUVELLES
13/03/2015 11:24 EDT | Actualisé 13/03/2015 12:48 EDT

« On ne voulait pas d'incident malheureux » - Marc Ramsay (VIDÉO)

MONTRÉAL – Jean Pascal et Sergey Kovalev n’ont pas fait de face-à-face lors de la traditionnelle pesée officielle, vendredi au Casino de Montréal, en vue de leur combat de championnat du monde des poids mi-lourds, samedi au Centre Bell. Le clan du Québécois a décidé de quitter la scène pour éviter que le premier round face au Russe débute plus rapidement que prévu.

« Jean m’a dit : “Si tu m’envoies là, il est fort possible qu’il n’y ait pas de combat demain”. On ne voulait pas d’incident malheureux. Kovalev semblait très agressif et s’il faisait comme à la conférence de presse, il y aurait eu des flammèches », a lancé l’entraîneur Marc Ramsay après la pesée.

Les deux hommes ont tout de même respecté la limite de poids pour leur choc où les titres mondiaux WBA, IBF et WBO des mi-lourds (175 lb) seront à l’enjeu.

Pascal (29-2-1, 17 K.-O.) est grimpé le premier sur la balance et a enregistré un poids de 175 lb, tandis que Kovalev (26-0-1, 23 K.-O.) a fait osciller la balance à 174 lb.

Ce dernier en a profité pour narguer et faire un doigt d’honneur aux partisans du pugiliste sous la férule d’InterBox qui le huaient.

« C’est la première fois que je vois ça (deux boxeurs qui ne se font pas face à la pesée) et je suis dans le monde de la boxe depuis 1977! Mon seul stress était qu’un des boxeurs se blesse avant le duel », a confié la promotrice du champion, Kathy Duva.

« Peu importe, Sergey a très faim et ce n’est pas à la pesée que ça se joue. Il est l’homme le plus fort mentalement que j’ai connu depuis Evander Holyfield (le tombeur de Mike Tyson qui a perdu un bout d’oreille dans le triomphe) », a-t-elle poursuivi.

Plus de 12 000 spectateurs attendus

Du côté du président d’InterBox et promoteur de l’événement, Jean Bédard, la fébrilité est dans l’air.

« C’est une bonne journée pour nous. Depuis la conférence de presse, la vente de billets a grimpé en flèche. Je n’ai pas de chiffres précis, mais je m’attends à ce qu’on dépasse les 12 000 billets vendus », a-t-il confié.

J’ai eu plus d’appels inconnus que d’habitude : plein d’artistes et de personnalités m’ont contacté pour des billets, a-t-il ajouté. Chose certaine, on veut donner un bon show samedi. On veut produire une belle soirée pour relancer la boxe ici. »

Le grand manitou du groupe SportScene n’est d’ailleurs pas surpris de voir le combattant surnommé « Krusher » être « sur les dents ».

« On m’a dit qu’il est irrité et très irritable cette semaine, a-t-il avancé. L’équipe de Jean voulait ça aussi selon ce que j’ai compris. Rien n’était improvisé, mis à part la bousculade à la conférence. »

Un camp à la hauteur

L’entraîneur Marc Ramsay a pris la parole pour son boxeur devant les médias. Pleinement satisfait de la préparation de son poulain, il veut maintenant s’assurer de ne pas le faire déraper à quelques mètres du fil d’arrivée.

« Les émotions, c’est toujours bon, mais c’est un couteau à deux tranchants. Il faut garder le contrôle, a-t-il évalué. C’est un peu comme une course de Formule 1. Tu peux mener toute la course et t’écraser dans la dernière courbe. On va traverser le fil d’arrivée samedi soir. »

« Jean est parti manger, se reposer et faire une sieste, a-t-il renchéri. Il est très agressif, très confiant et bien programmé. Il a toujours été à son meilleur dans les grands enjeux. On a eu un camp dur, mais nécessaire. Les partenaires d’entraînement n’étaient pas des rigolos, mais c’est très satisfaisant. On sait qu’il est prêt et on est préparés pour le meilleur Kovalev possible. Jean a plus d’outils dans son coffre, c’est maintenant de voir comment il va les utiliser. »