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11/03/2015 05:29 EDT | Actualisé 11/03/2015 05:29 EDT

Le chef de la police de Ferguson, accusé de racisme, a démissionné

ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Aug. 15, 2014 file photo, Ferguson Police Chief Thomas Jackson talks at a news conference in Ferguson, Mo. Jackson has resigned in the wake of a scathing Justice Department report prompted by the fatal shooting of an unarmed black 18-year-old by a white police officer. (AP Photo/Jeff Roberson)

Le chef de la police de Ferguson (Missouri, centre des États-Unis), qui a été accusée de racisme par le ministère de la Justice, a démissionné, a annoncé le policier au journal local St Louis Post-Dispatch.

« C'est avec tristesse que j'annonce ma démission de chef de la police », écrit Thomas Jackson dans une lettre publiée mercredi par le quotidien.

« Ce fut un honneur et un privilège de servir cette grande ville », ajoute le responsable.

Selon le quotidien, la démission du policier sera effective le 19 mars.

Cette démission intervient après la publication d'un rapport accablant du ministère de la Justice qui détaillait les pratiques racistes de la police et de la municipalité de Ferguson, théâtre d'émeutes l'été dernier après la mort d'un jeune Noir, Michael Brown, tué par le policier blanc Darren Wilson.

Thomas Jackson est la sixième personne à quitter ses fonctions à la suite de ce rapport publié il y a une semaine. Le juge municipal Ronald Brockmeyer et le secrétaire général de la ville John Shaw ont démissionné respectivement lundi et mardi.

Une responsable du tribunal, accusée d'être l'auteure de courriels racistes, a été licenciée et deux policiers, soupçonnés également d'en avoir envoyé, ont démissionné.

Le ministre américain de la Justice Eric Holder s'était dit prêt à démanteler la police de Ferguson après la publication de ce rapport qui énumérait des pratiques policières parfois illégales ciblant surtout les Noirs de la ville, et des courriels racistes échangés entre responsables.

Le rapport avait pointé un système, violant parfois la légalité, où la police « sous pression de la municipalité n'était plus un service public, mais un outil pour gagner de l'argent ».

Ferguson, une ville à majorité noire, est dirigée par des responsables blancs pour la plupart.

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