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11/03/2015 10:15 EDT

L'UPAC annonce une série d'arrestations liées à l'industrie informatique (VIDÉO)

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté ce matin sept individus soupçonnés d'avoir trempé dans un stratagème visant à favoriser un consortium dans l'obtention d'un contrat informatique de 24 millions de dollars accordé par Revenu Québec.

Un autre suspect est recherché dans cette affaire, Daniel Létourneau, qui se trouverait en dehors du pays.

Les arrestations, qui ont impliqué une cinquantaine de policiers, ont eu lieu dans la région de Québec, ainsi que sur les rives sud et nord de Montréal.

Les faits qui sont reprochés aux suspects se seraient produits de mars 2011 à juin 2014. Ainsi, deux fonctionnaires de Revenu Québec, Hamid Iatmanene et Jamal El Khaiat, auraient transmis de l'information stratégique à un consortium formé de deux fournisseurs informatiques, EBR et IBM. Le consortium aurait utilisé ces informations pour élaborer leur appel d'offres, afin de s'assurer d'obtenir le contrat..

Abdelaziz Younsi, alors directeur des technologies de l'information au ministère de la Sécurité publique serait également impliqué dans l'affaire.

Toutes les personnes arrêtées, auxquelles s'ajoutent Mohamed El Khayat et Jean-François Robidas, à l'époque dirigeants de EBR, ainsi que Gilles Gariépy et Patrick Fortin, d'IBM, seront accusées de complot pour fraude, de fraude et d'abus de confiance.

Mentionnons que Mohamed El Khayat et Abdelaziz Younsi avaient déjà été arrêtés en juin dernier relativement à la mise en place d'un stratagème frauduleux dans la gestion de contrats informatiques pour le ministère de la Sécurité publique. Les arrestations d'aujourd'hui découlent de cette première enquête.

Revenu Québec dit appliquer la « tolérance zéro »

Revenu Québec, qui a collaboré à l'enquête de l'UPAC, affirme appliquer la « tolérance zéro » lorsque son personnel ne respecte pas ses règles d'intégrité.

L'agence gouvernementale indique qu'Hamid Iatmanene et Jamal El Khayat ont été relevés de leurs fonctions lors de l'été 2014 et que leur lien d'emploi sera réévalué à la suite des accusation graves qui pèsent contre eux.

Par ailleurs, Revenu Québec tient à préciser qu'aucun contrat relatif aux faits reprochés n'a été accordé au consortium EBR-IBM.

Quant à Denis Blais, propriétaire et président d'informatique EBR, il se dit atterré des toutes ces acusations de corruption touchant des employés de son entreprise.

« C'est une famille EBR. Jamais je n'aurais pensé ça. Ils attaquent notre intégrité », déplore-t-il.