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06/03/2015 11:33 EST | Actualisé 06/05/2015 05:12 EDT

Enquête sur l'attaque de Mark Lippert à Séoul: la sécurité questionnée

SÉOUL, Corée du Sud - La police enquête sur l'attaque d'un ambassadeur américain en Corée du Sud alors que sont soulevées des questions sur sa sécurité.

L'ambassadeur Mark Lippert porte des marques de l'attaque au visage et à une main, et a des tendons et des nerfs endommagés. L'agression a aussi soulevé des inquiétudes sur la sécurité de cette ville, qui a la réputation de présenter un niveau de risque bas pour les ambassades diplomatiques, malgré des menaces de guerre fréquentes de la part de la Corée du Nord.

C'est l'acte le plus récent, mais également le plus extrême, de violence politique dans ce pays divisé politiquement.

M. Lippert, 42 ans, se remet bien de ses blessures, bien qu'il ressente de la douleur à son poignet gauche et à un doigt dans lequel les médecins ont réparé un nerf endommagé, a affirmé un responsable de l'hôpital Severance, où il a été admis. Il pourrait éprouver des problèmes sensoriels dans sa main gauche durant plusieurs mois.

La police a obtenu un mandat d'arrestation pour le suspect, Kim Ki-jong, 55 ans. Il pourrait être accusé de tentative de meurtre, d'agression sur un délégué étranger, d'obstruction et de violation d'une loi controversée qui interdit d'aider la Corée du Nord.

Les policiers ont saisi dans ses bureaux et sa maison des centaines de documents, de livres et de fichiers numériques. Ils ont aussi obtenu les informations de ses transactions bancaires et de ses télécommunications, ce qui devrait les aider à enquêter sur la planification de l'attaque et sur de possibles complices. Ils enquêtent aussi sur les sept voyages que M. Kim a effectués en Corée du Nord entre 1999 et 2007, durant une période de coopération entre les deux Corée.

L'homme, qui a participé à de nombreuses manifestations antiaméricaines violentes par le passé, a affirmé qu'il avait agi seul. Il a soutenu qu'il protestait contre les exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud qui ont débuté lundi.

L'enquête porte également sur la sécurité entourant M. Lippert. On ignore combien de gardes du corps il avait au moment de l'attaque au centre-ville, mais Séoul étant considérée comme sécuritaire, il était probablement moins entouré que la plupart des ambassadeurs au Moyen-Orient.

La Corée du Sud ne fournit une protection policière aux ambassadeurs américains que si l'ambassade le réclame, selon la police sud-coréenne. L'ambassade américaine n'en avait pas réclamé pour M. Lippert, mais 29 policiers ont été déployés, pour la plupart à l'extérieur du bâtiment, par mesure de précaution.