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06/03/2015 08:04 EST | Actualisé 06/03/2015 08:05 EST

Brésil/Petrobras : la Cour suprême autorise d'enquêter sur 34 parlementaires pour corruption

Mario Tama via Getty Images
RIO DE JANEIRO, BRAZIL - FEBRUARY 04: Brazil's government-run oil company Petrobras' logo is displayed above as Military Police (PM) keep watch at Petrobras headquarters on February 4, 2015 in Rio de Janeiro, Brazil. The chief executive of the Brazilian oil giant, along with the entire board of directors, resigned in the midst of a major corruption scandal. (Photo by Mario Tama/Getty Images)

La Cour suprême du Brésil a donné son feu vert au parquet vendredi soir pour enquêter sur 12 sénateurs et 22 députés en cours de mandat dans le cadre du scandale de corruption au sein de Petrobras.

Les présidents du Sénat, Renan Calheiros, et de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, du parti centriste PMDB, incontournable pour gouverner et allié-clé du gouvernement de la présidente Dilma Rousseff figurent sur la liste de 54 personnes au total dont 49 hommes politiques en cours de mandat ou qui ne le sont plus.

"L'instauration d'enquêtes a été considérée viable parce qu'il y a des indices d'illégalité", a indiqué la Cour.

Le procureur général de la République, Rodrigo Janot, avait fait état mardi soir d'une liste de 54 personnes, qui pourraient faire l'objet d'une enquête, sous couvert du secret de l'instruction.

Il avait demandé à la Cour de lever le secret pour déterminer les responsabilités dans ce retentissant scandale de contrats frauduleux avec des entreprises, de pots-de-vin et de blanchiment d'argent qui auraient généré un manque à gagner de 4 milliards de dollars en 10 ans pour la compagnie phare du pays.

Cette dénommée "liste de Janot" a placé le pays sur des charbons ardents et a provoqué une tourmente politique dans les relations entre le gouvernement et ses alliés.

Vendredi, le suspense a duré toute la journée et la liste du parquet a été finalement diffusée à 20h25 locales, après une journée de tensions dans les milieux politiques à Brasilia.

Les suspects appartiennent à cinq partis politiques, dont trois de la coalition du gouvernement de Dilma Rousseff : le Parti des travailleurs (PT, gauche au pouvoir depuis 12 ans), le PMBB et le PP, ainsi que deux d'opposition, le PSDB et PTB.

L'effet sur l'image publique des hommes politiques qui feront l'objet d'une enquête ne pourra faire qu'aggraver la relation entre le PT et le PMDB dont Mme Rousseff ne peut se passer pour gouverner.

Le scandale a éclaté en mars 2014 et le réseau de corruption a commencé à être dévoilé grâce aux aveux de certains des principaux accusés en échange d'une réduction de peine en cas de condamnation.

Selon les déclarations de certains "repentis" ayant filtré dans la presse, l'argent détourné était destiné à des comptes personnels pour financer les partis politiques.

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