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EN ÉCOUTE - The Lemming Ways: la voie de Marc-Étienne Mongrain (ENTREVUE/VIDÉO)

Projet musical anglophone du photographe montréalais Marc-Étienne Mongrain, The Lemming Ways fait paraître un premier long jeu homonyme sous l’étiquette Music Manson. Coréalisé avec Étienne Dupuis-Cloutier (Fanny Bloom, Cœur de pirate, Dumas, Rock Forest), le disque disponible en version numérique depuis le 3 mars propose dix morceaux passablement influencés par la britpop et les élans expérimentaux qui animent certains groupes américains comme TV on the Radio (pensons à l’énergie de l’album Dear Science).

Quelques compositions sont très énergiques et accrocheuses (Personal Anthem, Fooled) tandis que d’autres sont posées et riches en ambiances. Mentionnons à cet égard Two Poles et The King, sur laquelle participe la chanteuse du groupe Groendland Sabrina Halde. L’éclectisme se retrouve aussi dans la multiplicité des univers sonores (You Alone, I Believed, The Great White Blur) offerts par Mongrain. Malgré cette grande diversité, le tout fonctionne assez bien. Rencontre avec l’auteur-compositeur-interprète au cœur du projet.

The Lemming Ways, c’est qui ?

J’écris les tounes. Si tous les musiciens devaient partir, ce serait toujours The Lemming Ways. Ce n’est pas vraiment un band. Mais le projet solo ne peut pas se réaliser sans une équipe. J’ai besoin d’être entouré et stimulé par d’autres artistes. De ce fait, j’ai de superbes collaborateurs qui me suivent depuis un moment.

Justement, qui a collaboré à l’enregistrement studio?

Gabriel Lemieux-Maillé (batterie) et Marco Gosselin (basse) sont les deux piliers avec Étienne Dupuis-Cloutier pour m’aider à la réalisation. C’est un petit génie. C’est un geek qui a de la personnalité! Il y a aussi Ariane Bisson McLernon qui s’est occupée des chœurs sur deux chansons. Mark Lawson s’est chargé du mix (The Arcade Fire, Owen Pallett, Timber Timbre et bien d’autres). Il a fait un travail de fou.

Et du côté des musiciens pour le spectacle ?

Marco Gosselin (basse), le multi-instrumentiste Jonathan Charest (de Groenland) et Philippe Bilodeau (batterie).

Comment a fonctionné le processus créatif ? Il y a eu beaucoup d’improvisation en studio?

Quand je fais les démos des tounes, tout est déjà pas mal dessus: la batterie, la basse, les claviers, la voix. Je fais tout à l’ordi. Il manque seulement la guitare (c’est Mongrain qui s’occupe de cet instrument). Ensuite, j’envoie le matériel aux membres du groupe, pour qu’ils puissent apprendre chaque morceau. Chacun s’approprie des affaires et travaille ses trucs. Dans le cas d’Étienne, il est venu en studio pendant trois jours pour se familiariser aux morceaux. Plus tard, les chansons ont été enregistrées. Cela dit, tout le noyau des pièces existait avant l’enregistrement.

L’album est excessivement varié. Est-ce que vous teniez à cette diversité au départ?

Oui. J’aime quand un album propose des morceaux très différents. Je dois souligner que cinq chansons (We Lost, Rise, Fooled, I Believed, Two Poles) du dernier EP (sorti en 2012) ont été reprises pour le long jeu. On a ajouté cinq nouvelles tounes. Je pense qu’il y a une cohérence. L’ordre à une certaine importance d’ailleurs. Mais, oui, c’est varié. Et j’aime ça. J’apprécie ça moi quand les artistes ont de l’audace […] Je trouve qu’on s’empêche de créer beaucoup de choses au Québec, en musique.

Est-ce que la musique de The Lemming Ways s’adresse au marché québécois?

Je ne suis pas certain qu’il va avoir une véritable tournée de spectacles ici. J’ai peine à croire que quelques villes vont faire vivre ma musique au Québec. Bien sûr, je vais aller avec plaisir à Rouyn-Noranda, Sherbrooke et Saint-Georges de Beauce si on m’invite. Mais je pense que pour The Lemming Ways, ça va se passer à l’étranger. C’est une musique anglophone qui a un son assez urbain. Pour l’instant, on travaille à ouvrir des concerts d’artistes plus connus dans le reste du Canada, en Europe ou aux États-Unis.

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The Lemming Ways est disponible en format numérique depuis le 3 mars. On peut consulter cette page-ci pour plus d’info.

L'album est en écoute ici:

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