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04/03/2015 02:10 EST | Actualisé 04/03/2015 02:26 EST

Un livre dans votre «Joyeux festin»: virage éducatif ou coup de pub pour McDo?

Getty Images/Kristian Dowling

Pendant deux semaines au mois de janvier, dans les restaurants McDonald canadiens, le jouet inclus dans les menus pour enfants pouvait être remplacé par un livre, une initiative lancée en partenariat avec HarperCollins Children's Books.

Au total, quatre titres jeunesse, dont Pat le chat: je porte mes lunettes magiques et Souris, tu veux un biscuit, faisaient partie de la collection, en version abrégée.

Des millions de livres distribués

McDonald's sert 3 millions de clients par jour dans ses 1400 restaurants canadiens. La compagnie refuse cependant de divulguer le nombre de menus pour enfants qu'elle sert.

Toutefois, selon Jason Patuano, directeur des communications pour la région de l'Est chez McDonald's, des millions de livres pour enfants ont été distribués avec de « Joyeux festins » durant l'opération de janvier 2015.

Une opération similaire a été lancée en France, en partenariat avec un autre géant de l'édition, Hachette Jeunesse.

L'auteur Alexandre Jardin (cofondateur de l'association Lire et faire lire, qui fait la promotion de la lecture auprès des jeunes) et l'illustrateur Hervé Le Goff ont été invités à revisiter des classiques pour enfants qui seront désormais proposés avec les menus pour enfants au McDo.

Deux ans plus tôt, aux États-Unis, 20 millions de livres pour enfants auraient été distribués de la même façon selon les estimations de NPR (le radiodiffuseur public aux États-Unis) et le site AdvertisingAge.

C'est plus que le nombre d'exemplaires papier vendus en 2012 de la trilogie à succès Hunger games.

Virage éducatif pour McDo?

Arnaud Granata, vice-président et directeur des contenus à Infopresse, explique que la démarche s'inscrit dans la stratégie de communication plus large de McDo.

L'entreprise voit ses parts de marché diminuer et « elle a beaucoup été critiquée dans les dernières années sur l'alimentation et la malbouffe ».

Selon ce spécialiste du marketing et des communications, le fait d'axer ses messages sur la santé et l'éducation est une façon de « faire contrepoids à ces problèmes » et de projeter une image positive de l'entreprise : cela reste du marketing.

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