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01/03/2015 11:50 EST | Actualisé 01/05/2015 05:12 EDT

L'ONU envoie une mission diplomatique pour jucher la situation à Alep

BEYROUTH - Une mission diplomatique a été envoyée dans la ville d'Alep, en Syrie, afin d'enquêter sur la situation sur le terrain et d'intervenir pour s'assurer que l'aide humanitaire soit distribuée à la population civile dès l'établissement d'une trêve, a annoncé l'Organisation des Nations unies, dimanche.

L'envoyé, Staffan de Mistura, est à Damas pour rencontrer des représentants syriens afin de faire cesser — du moins temporairement — les combats dans Alep. La ville est divisée entre troupes gouvernementales et rebelles depuis la mi-2012. M. Mistra espère que cette trêve sera le prélude à un vaste cessez-le-feu mais son plan a été accueilli avec scepticisme par les observateurs, les partis d'opposition et les rebelles.

M. de Mistura continuera de discuter avec le gouvernement du président Bachar el-Assad afin de faire décréter une trêve, a indiqué un porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric. Il n'a pu préciser un échéancier à ce sujet mais a souligné les objectifs de la mission.

M. Dujarric a déclaré que la mission devra juger de la situation sur le terrain, assurer une plus grande distribution de l'aide humanitaire et préparer un plan en cas de violation de la trêve.

L'envoyé a déjà reçu l'engagement du gouvernement syrien de suspendre ses frappes aériennes et ses bombardements d'artillerie à Alep pendant une période de six semaines. M. de Mistra doit toutefois obtenir l'approbation de l'opposition armée, ce qui peut être un redoutable défi à relever en raison du grand nombre de groupes de rebelles en activité à Alep.

Par ailleurs, le Mouvement Hazm, un groupe qui avait l'appui des Américains, a annoncé sa dissolution pour se joindre à Front du Levant, une coalition regroupant islamistes et modérés dans la province d'Alep. Il a indiqué, dans un communiqué publié sur Internet, que sa décision est attribuable aux récents combats qui a vu le Front Nosra, affilié à al-Qaïda, s'emparer des bases du Hazm.

La dissolution du Hazm ne devrait pas modifier la situation sur le champ de bataille mais elle met en relief les difficultés des groupes appuyés par les puissances occidentales à s'imposer face aux extrémistes islamistes comme le Front Nosra ou l'État islamique.

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