POLITIQUE
01/03/2015 12:19 EST | Actualisé 01/03/2015 12:54 EST

Philippe Couillard entreprend sa première visite officielle en France

Bloomberg via Getty Images
Philippe Couillard, Quebec's premier, speaks during an interview in New York, U.S., on Tuesday, Sept. 23, 2014. Quebec's April election brought Couillard's Liberal Party to power with promises to cut spending, increase taxes and impose a hiring freeze to eliminate a C$3.1 billion deficit by next year. Photographer: Scott Eells/Bloomberg via Getty Images

PARIS - Le premier ministre Philippe Couillard entreprend lundi sa première visite officielle en France, une visite de cinq jours que son entourage et la Délégation générale du Québec à Paris se sont appliqués dimanche à décrire comme "exceptionnelle", dans le but évident de faire taire les critiques au Québec et de rassurer les autorités françaises.

Comme c'est l'usage, le chef du gouvernement québécois croisera pendant sa mission à peu près tout ce qui compte dans le paysage politique français. Cette série de rencontres commencera lundi à l'Élysée, avec le président François Hollande, et prendra fin vendredi à Matignon, avec Manuel Valls, dans le cadre des 18èmes "rencontres alternées" des premiers ministres, objet premier de ce voyage.

Cette semaine "très chargée" prouve que M. Couillard est à Paris pour "cultiver les contacts au plus haut niveau", fait-on valoir, et "montre sans équivoque qu'il accorde la priorité à la relation France-Québec".

Dans un entretien à l'AFP, le premier ministre a renchéri: "Cette relation est extrêmement précieuse pour nous et on veut la faire progresser, on veut ouvrir plusieurs fenêtres".

Ces professions de foi, qui devraient relever de l'évidence, ne sont pas gratuites. Philippe Couillard ne jouit pas d'un préjugé favorable au moment d'arriver à Paris. La hausse unilatérale des frais de scolarité des étudiants français aurait "froissé" la France, son absence après les attentats de Charlie Hebdo lui a été reprochée, et sa tentative de justifier l'importance de la délégation ministérielle qui l'accompagne par le fait que les dépenses sont prises en charge par l'État français lui a valu un entrefilet assassin dans le Figaro.

Cinq ministres sont finalement du voyage : Hélène David (Culture), Jean D'Amour (Implantation de la stratégie maritime) David Heurtel (Environnement), Christine Saint-Pierre (Relations internationales) et Jacques Daoust (Économie, Innovation et Exportations). A cela s'ajoutent une délégation d'une soixantaine de représentants des milieux d'affaires et une douzaine d'universitaires et scientifiques.

"Il y a 35 activités au programme du premier ministre, 30 activités indépendantes pour les ministres, une quinzaine de pour le scientifiques, soit 80 au total", explique-t-on.

L'économie, les investissements mais aussi l'accord de libre-échange Europe Canada occuperont une place centrale. Mardi, le premier ministre rencontrera des grands patrons, prendra la parole devant la puissance Chambre de commerce et d'Industrie de Paris et verra le très influent ministre de l'Économie, Emmanuel Macron.

Le Plan Nord et la Stratégie maritime du Québec feront aussi l'objet de discussions. Dès lundi, avec le président français, Philippe Couillard pourrait annoncer la création à Rimouski d'un Institut maritime commun.

Une table ronde sur le réchauffement climatique viendra par ailleurs rappeler que le Québec entend "jouer son rôle" lors du sommet de Paris (Cop 21).

Mercredi et jeudi, le premier ministre se rend à Bordeaux, où il verra notamment l'ancien premier ministre Alain Juppé, un des plus fidèles alliés du Québec.

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