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01/03/2015 08:20 EST | Actualisé 01/03/2015 08:20 EST

La Corée du Nord promet «des frappes impitoyables»

JUNG YEON-JE via Getty Images
Travellers sit by a television screen showing North Korean leader Kim Jong-Un's New Year speech, at a railroad station in Seoul on January 1, 2015. North Korean leader Kim Jong-Un said he was open to the 'highest-level' talks with South Korea as he called for an improvement in strained cross-border relations. AFP PHOTO / JUNG YEON-JE (Photo credit should read JUNG YEON-JE/AFP/Getty Images)

La Corée du Nord a tiré lundi des missiles en mer et promis de mener « des frappes impitoyables » contre les États-Unis et la Corée du Sud, alors que ces deux pays ont commencé leurs exercices militaires conjoints annuels.

Selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, la Corée du Nord a tiré deux missiles de courte portée en mer du Japon avant le début des exercices militaires engagés par Séoul et Washington qui ont suscité la colère de Pyongyang.

« La situation de la péninsule coréenne est à nouveau à deux doigts du début d'une guerre », a affirmé l'agence officielle de Pyongyang Korean Central News Agency (KCNA), citant un porte-parole de la KPA (l'Armée du peuple coréen).

« Les seuls moyens de faire face à l'agression menée par les impérialistes américains et leurs alliés ne sont ni le dialogue ni la paix. On doit y répondre seulement par des frappes impitoyables », a-t-il ajouté.

La Corée du Nord emploie régulièrement une rhétorique belliqueuse au moment des traditionnels exercices militaires conjoints menés chaque année par les États-Unis et la Corée du Sud.

Ils sont habituellement source d'un regain de tensions sur la péninsule coréenne.

Ces exercices annuels à grande échelle, baptisés Foal Eagle, donneront lieu pendant huit semaines à des exercices à terre, dans les airs et en mer, pour lesquels seront mobilisés environ 200.000 militaires sud-coréens et 3.700 soldats américains.

En même temps, un exercice conjoint de simulation par ordinateur, appelé Key Resolve, d'une durée d'une semaine, doit commencer également commencer lundi.

Séoul et Washington affirment qu'il s'agit d'exercices purement défensifs, mais Pyongyang les voit comme le prélude à une invasion.

Le porte-parole de l'armée nord-coréenne les a dénoncés comme « des exercices dangereux de guerre nucléaire pour envahir la DPRK » (République démocratique populaire de Corée, nom officiel de la Corée du Nord) et comme « une hystérie guerrière impardonnable de la part de forces hostiles malhonnêtes ».

« Nos forces armées révolutionnaires ne resteront jamais des spectateurs passifs devant cette grave situation », a-t-on ajouté de même source, précisant que la Corée du Nord répondrait à tout acte de guerre conventionnelle, nucléaire ou informatique.

« Si un seul tir seulement touchait quelque endroit que ce soit où la DPRK exerce sa souveraineté, cette dernière ripostera sur le champ », selon Pyongyang.

Bien que ce programme nord-coréen soit mal connu, des spécialistes estiment que le régime de Pyongyang possèderait un arsenal de 10 à 16 armes nucléaires.

Selon une étude publiée fin février par des experts américains, la Corée du Nord semble en mesure d'accroître son programme nucléaire militaire au cours des cinq prochaines années et pourrait posséder en 2020 jusqu'à cent armes atomiques.

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