DIVERTISSEMENT
25/02/2015 12:05 EST | Actualisé 25/02/2015 12:07 EST

«Astérix - Le Domaine des dieux»: les Gaulois en 3D et pixélisés (ENTREVUE/PHOTOS/VIDÉOS)

Par Toutatis! Les irréductibles Gaulois débarquent au cinéma dans une nouvelle aventure tout en relief intitulée Astérix - Le Domaine des dieux. Le Huffington Post Québec s’est entretenu avec Louis Clichy, l’un des coréalisateurs qui signent avec Alexandre Astier l’adaptation réussie du 17e album d’Uderzo et Goscinny.

Galerie photo «Astérix - Le Domaine des dieux» Voyez les images

Louis Clichy que l’on a rencontré à Paris lors des Rendez-vous du cinéma d’Unifrance a fait ses armes chez Pixar, le studio d’animation derrière les gros succès tels Toy Story, Wall-E, Les Bagnoles ou Ratatouille. Fort de ce bagage, le cinéaste français est retourné chez lui pour signer en image de synthèse tout un nouveau chapitre de la franchise Astérix et Obélix.

«J’ai adoré mon expérience à Los Angeles, a-t-il raconté. Je suis resté aux États-Unis quelques années en tant qu’animateur jusqu’au jour où on me propose la coréalisation du Domaine des dieux, une opportunité que je ne pouvais franchement pas refuser.»

Le film d’animation de grosse envergure made in France a coûté 40 millions de dollars. On est loin des budgets colossaux américains où ce genre de production dépasse facilement les 200 millions de dollars!

«On était plus limité, mais je crois qu’on a fait un beau travail. On s’est ajusté en modifiant des choses que l’on savait irréalisables avec nos moyens financiers. Mais, notre objectif n’a jamais été de rentrer en concurrence avec les studios hollywoodiens», a-t-il dit.

En effet, le film qui a fait un tabac au box-office hexagonal (presque 3 millions d’entrées) a été enregistré en français. «Les Américains ne connaissent pas Astérix et Obélix. Ils ne font pas partie de leur culture populaire. Le film est d’abord destiné au marché européen», a précisé le réalisateur.

Des airs de famille

Avec sa petite bouille sympathique, Clichy ressemble à s’y méprendre à un personnage venu tout droit des dessins de Goscinny et Uderzo. Le physique d’un Romain peut-être ou un de ces Gaulois du village d’Astérix. «Non, je ne me suis pas dessiné dans le film», dit-il amusé lorsqu’on lui demande si c’est le cas.

Il faut dire que le tandem Goscinny-Uderzo n’avait lui pas hésité à se caricaturer dans certaines planches de leurs œuvres. Des clins d’œil ancrés dans l’univers de leurs héros qui sont devenus avec le temps de véritables icônes.

En fait, Louis Clichy n’a jamais vraiment été un admirateur d’Astérix et Obélix. «Je n’aime pas vraiment la Bédé, avoue-t-il un peu gêné. J’ai connu les personnages grâce aux dessins animés.»

Avec Alexandre Astier, coréalisateur et scénariste, Clichy voulait une œuvre qui parle à la fois à un public composé de jeunes et d’adultes. «J’ai apporté au projet une signature plus enfantine. Tandis qu’Alexandre s’est concentré sur les aspects plus matures. Pour nous, c’était clair dès le départ, le film devait retrouver l’esprit des bandes dessinées qui sont destinées à tous les âges.»

Astérix – Le Domaine des dieux revient sur les plans machiavéliques de César qui tente encore et toujours d’envahir la Gaule. Excédé par l’incapacité de ses généraux à accomplir leur mission, l’empereur décide alors d’exporter chez ses éternels ennemis la culture romaine. Ainsi construit-il un grand domaine foncier qui viendra mettre en péril le village des Gaulois.

Près de quarante-cinq ans après la publication de l’album original, le sujet du film demeure pertinent raconte Clichy. «J’ai beaucoup aimé les liens avec l’environnement, la culture. On s’est rendu compte avec Alexandre qu’il y avait également dans cette histoire des thèmes intéressants qu’il fallait exploiter comme l’identité ou l’exception culturelle en ses temps de mondialisation. Et c’est à mon avis l’un des albums les plus drôles de la série.»

L’entrevue a été réalisée à Paris grâce à l’invitation des Rendez-vous d’Unifrance.

Astérix - Le Domaine des dieux 3D – Métropole Films Distribution – Film d’animation – 85 minutes – Sortie en salles le 20 février 2015 – France.

À VOIR AUSSI:

» Catherine Beauchamp rencontre le réalisateur du film, Louis Clichy, qui nous raconte comment il a pu combiner l’univers de Pixar, d’où il vient, à celui d’Uderzo:

» Critique du film par montréal.tv: