NOUVELLES
24/02/2015 06:22 EST | Actualisé 26/04/2015 05:12 EDT

Un ex-soldat écope quatre ans de prison pour un complot contre un bureau fédéral

CALGARY - Un ancien soldat qui planifiait attaquer un bureau du ministère des Anciens Combattants, à Calgary, écope de quatre ans de prison.

Glen Gieschen, âgé de 45 ans, a déjà purgé 18 mois, qui seront retranchés de la peine.

Il avait plaidé coupable en novembre à des accusations de possession d'une arme à feu, de possession d'une arme prohibée et de possession d'une arme.

Le juge Sean Dunnigan a déclaré que les crimes de l'ancien soldat étaient «effrayants par leur planification complexe». Mais le magistrat a aussi dit croire aux remords exprimés par l'accusé.

Lors de l'arrestation de Glen Gieschen en janvier 2014, la police a découvert des armes à feu, des vêtements pare-balles, des éléments pouvant constituer le matériel pour construire une bombe, le plan détaillé d'un gratte-ciel du centre-ville de Calgary et un document détaillant un projet d'attaque contre les bureaux fédéraux au septième étage.

Selon ce qui a été dit en cour, Gieschen en avait contre le ministère relativement à ses problèmes de santé. Il aurait jugé que la sclérose en plaques dont il souffrait avait été causée par un vaccin contre la grippe reçu alors qu'il était dans l'armée, et déploré le manque de prestations d'invalidité auxquelles il avait droit.

Il a été arrêté après que son épouse eut appelé la police, craignant qu'il puisse avoir des idées suicidaires. Il a été hospitalisé pour des traitements en vertu de la loi sur la santé mentale.

Lors de son arrestation à la maison de ses parents, dans un secteur rural à l'ouest de Calgary, Gieschen portait des pantalons de camouflage et dormait avec un sac de l'armée près de sa tête, contenant une arme de poing semi-automatique.

La police avait aussi découvert une quantité importante de munitions, de la poudre noire, un masque à gaz, des bidons contenant des produits chimiques et des jumelles de vision nocturne.

Lors de l'audience sur la peine, Gieschen a affirmé au juge qu'il prenait la responsabilité pour ses actions «irresponsables».