BIEN-ÊTRE
24/02/2015 05:06 EST | Actualisé 24/02/2015 05:10 EST

Manque des ressources pour les enfants handicapés au Québec

Radio-Canada.ca

Au Québec, un élève sur cinq est handicapé ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage. Les EHDAA, comme on les appelle. Une étiquette qui devrait leur garantir de l'aide. Sauf qu'avec le manque de ressources dans les écoles viennent des choix déchirants. Portrait de trois familles pour qui chaque jour est un combat et dont les enfants ont peu de chance de réussir sans l'aide pédagogique nécessaire.

Un reportage de Tamara Altéresco, de l'émission Le 15-18

Le fils de Nathalie Laurencelle était à la garderie quand la liste de diagnostics est tombée : désorganisation sensorielle, hypotonie buccale, dysphasie sévère, TDAH et trouble du sommeil.

Aujourd'hui âgé de 7 ans, son fils est un « code 34 ». Dans le jargon administratif du système scolaire, ce code devrait lui permettre d'avoir des services d'orthophonie sans lesquels il est voué à l'échec. En principe.

En réalité, son enfant n'a pas vu de spécialiste en classe depuis trois mois en raison du manque de ressources. Et les conséquences sont brutales.

« J'ai le goût de réussir » - Philippe, 11 ans

Philippe a 11 ans. Sur la patinoire, il est maître de son potentiel. Mais à l'école, c'est une autre histoire. Il souffre de dyslexie et d'un trouble du déficit de l'attention. Il est conscient de ses carences, et surtout de ses besoins.

Exaspérée et inquiète, sa mère Claudia Beaudin n'en peut plus de vivre dans l'incertitude et de se battre pour avoir des ressources. Philippe rame de toutes ses forces, à contre-courant.

Ses parents ont choisi de se serrer la ceinture et de faire les sacrifices financiers nécessaires pour qu'il intègre dès l'an prochain l'école privée.

Les limites de l'école

Il en aura fallu des batailles pour que Guylène Dhormes, mère d'un enfant autiste, trouve les services adéquats pour son fils. Aujourd'hui, elle consacre ses temps libres à aider d'autres parents à se sortir du cauchemar bureaucratique et... émotionnel.

Comme représentante du comité de parents d'élèves handicapés et en trouble d'apprentissage à la commission scolaire de Montréal, elle constate tous les jours le manque de ressources dans les écoles, malgré le travail acharné des enseignants... De l'argent, il n'y en a pas!

Elle s'interroge sur les priorités du gouvernement, sur les limites de l'école, et refuse de baisser les bras au nom des milliers d'enfants qui souffrent faute de service adéquat.

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