DIVERTISSEMENT
24/02/2015 06:24 EST | Actualisé 25/02/2015 03:23 EST

Festival international de la chanson de Granby: Alex Nevsky, grand frère des participants (VIDÉO)

Alex Nevsky est le nouveau porte-parole du Festival international de la chanson de Granby (FICG) qui, pour marquer son 47e anniversaire, devance ses dates de quelques semaines et change de lieu.

L’événement se tiendra ainsi du 19 au 29 août, plutôt qu’en septembre, et les spectacles extérieurs seront présentés au parc Daniel-Johnson. Par contre, la portion «concours» du festival sera toujours campée au Palace de Granby.

À l’heure où les plus belles voix disposent désormais d’une multitude de plateformes pour se faire connaître, un environnement formateur comme celui du FICG leur donne un coup de main supplémentaire, en leur proposant des ateliers avec des sommités de l’industrie musicale et en leur amenant une visibilité incomparable, due notamment à la réputation de la bannière.

S’ils attirent l’attention aux auditions, les candidats se retrouvent parmi les 18 demi-finalistes, auxquels s’ajoutent deux aspirants de l’Ontario, de l’Acadie et de l’Ouest canadien. Les 24 heureux élus bénéficient de trois jours de formation en juin, puis de dix autres en août. Ils défendent ensuite leur place lors d’une des quatre soirées de demi-finales, évaluées par un jury, et un participant est aussi choisi par le public.

Les cinq finalistes ainsi sélectionnés déploient tout leur talent en finale, et le grand gagnant se sauve avec un prix d’une valeur d’environ 140 000$, incluant une bourse de 10 000$, un mentorat jumelé à un fonds de développement de carrière de 25 000$ échelonné sur deux ans et une participation assurée à la Tournée Granby-Europe en mars-avril 2017.

Plus de 200 individus issus du milieu des médias, du disque et du spectacle, et provenant du Québec, du Canada, de la France, de la Suisse et de la Belgique, composent le jury qui a le dernier mot à l’ultime tour de la compétition.

LIRE AUSSI:

Alex Nevsky: gérer l'exposition médiatique

Niveau élevé

Lui-même natif de Granby, et diplômé en 2007 de l’École nationale de la chanson de sa ville, Alex Nevsky s’est inscrit à deux reprises au FICG sans parvenir à dépasser l’étape des auditions, avant d’être retenu et de se rendre jusqu’aux demi-finales, en 2009, au sein d’une cuvée particulièrement relevée rassemblant notamment Karim Ouellet, Patrice Michaud, Salomé Leclerc et Les sœurs Boulay. Terrorisé, avant de vivre cette expérience, à la seule idée de se produire devant une salle comble, Nevsky est allé chercher au FICG un bagage qu’il n’aurait pu se forger ailleurs.

«C’est un concours avec un niveau vraiment élevé et des formations pertinentes, souligne l’auteur-compositeur. C’est vraiment le truc le plus professionnel auquel j’ai participé. On y est très bien entourés et, en étant accompagnés par autant de pros, on n’a pas le choix de relever nos capacités. Le FICG m’a permis de voir ce qu’allait être le métier dans un contexte professionnel. Après, il faut quand même travailler fort, ça ne fait pas de magie, mais ça offre plein d’outils, de rencontres et d’opportunités.»

«Je ne connais pas beaucoup d’artistes qui se sont fait signer sur YouTube, revendique pour sa part en souriant joyeusement Pierre Fortier, directeur général du FICG. La particularité de Granby, c’est qu’on travaille beaucoup sur la spécificité de l’artiste, sa singularité, son professionnalisme. Quand les participants arrivent chez nous, la première question qu’on leur pose, c’est : «Qui es-tu?» Dès le début, on travaille sur les carences, la présence scénique, la singularité, pas beaucoup sur les chansons.»

«On n’impose rien, on travaille sur le live, sans dicter quoi que ce soit. On ne dit à personne comment se coiffer ou comment s’habiller. On veut que les artistes se construisent une image qui leur ressemble, plutôt que de s’en faire accoler une qu’ils n’aiment pas. Et nous, on n’attache pas les artistes par des contrats, non plus. On leur donne de petites tapes dans le dos, de l’argent, une visibilité, on les emmène en Europe et on les accompagne ; on travaille avec eux, pour eux, pas pour nous», explique encore Pierre Fortier.

Après l’Osstidcho

Ce dernier s’enorgueillit en énumérant quelques-uns des enfants du FICG qui ont percé dans les six dernières années, en plus d’Alex Nevsky : Patrice Michaud, Lisa LeBlanc, Les sœurs Boulay, Mathieu Lippé. Et c’est sans compter les Marie-Denise Pelletier, Jean Leloup, Luc De Larochellière, Lynda Lemay, Isabelle Boulay, Jean-François Breau, Dumas, Pierre Lapointe et Alexandre Désilets qui s’y sont démarqués dans les quatre décennies précédentes.

D’ailleurs, le FICG tiendra sa 50e édition dans trois ans, et l’organisation songe déjà aux festivités qui souligneront ce cap important. Pierre Fortier rappelle que le festival a été mis sur pied en 1969, dans la foulée du succès de l’Osstidcho, qui symbolisait la fin de l’époque des boîtes à chansons. Un professeur de littérature de passage à Granby s’était allié au service des loisirs de la municipalité et avait imaginé le concept, qui se déroulait alors sur plusieurs semaines, un peu comme les Francouvertes aujourd’hui.

«Le FICG s’intéressait déjà à la francophonie canadienne à ce moment, signale Pierre Fortier. C’a continué, c’a perduré, et c’est pour cette raison qu’on a des partenaires partout au Canada.»

Le FICG se décline en trois volets : le concours officiel, le Petit festival de la chanson de Granby, qui s’adresse aux 6 à 13 ans, et Jamais trop tôt, pour les 14 à 17 ans. Consultez le www.ficg.qc.ca pour connaître les modalités d’inscription et la marche à suivre.

Découvrez la capsule de La Fabrique culturelle:

alex nevsky

Pour voir le bulletin complet ou pour d’autres vidéos de l’émission Ça commence bien!, rendez-vous sur le site de V Télé.

Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Galerie photo Festival de la Chanson de Granby 2012 Voyez les images